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Ne me demandez pas si je suis nappy !

Rédigé par

7.06.2016

Depuis quelques années les femmes Noires ont repris le contrôle de leur apparence. Finis (ou presque) les diktats du cheveu lisse et défrisé, dorénavant notre cheveu sera libre et naturel.
Mouvement de mode pour certains, prise de conscience pour d’autres ou encore véritable revendication culturelle, l’arrivée en masse de jeunes femmes (et hommes) fiers de leur cheveux dans leur état naturel fait beaucoup parler.

Un retour aux sources commenté 

Ce retour aux sources est une chose que j’admire. Quelques soient les raisons du retour au naturel, j’aime voir les femmes et hommes Noirs fiers de ce que la nature leur a offert.

Le retour aux sources et les cheveux naturels

Le retour aux sources et les cheveux naturels


Ce qui me pose problème c’est cette appellation « Nappy » et tous les sous-entendus qu’elle entraîne maintenant. J’ai récemment entendu une femme poser cette question à une autre jeune femme qui avait les cheveux naturels et portait une magnifique tenue
composée de tissus aux imprimés Africains.
Forcément elle devait être « Nappy ». Cette question m’a peut-être plus gênée que la personne à qui elle était posée. Voyez-vous le
fait de penser qu’avoir le cheveu naturel et porter un certain type de tissu nous inclus d’emblée dans un mouvement me fatigue.
Quand naturel ne rime pas automatiquement avec Nappy

Quand naturel ne rime pas automatiquement avec Nappy

Recherche d’identité

Après une longue période de recherche d’identité, j’ai arrêté les « wave ou curls » afin de permettre à mes cheveux de se reposer de toute la casse que les produits chimiques leur imposaient.

Je ne l’ai pas fait dans une optique de mode ou de revendication mais vraiment par soucis de bien-être.

Après toute la démarche de reconstruction capillaire, la fierté de mes origines s’est installée au fur et à mesure que j’apprenais à connaître la nature de mon cheveu.

Le naturel revient souvent au galop

Le naturel revient souvent au galop


Bouclés par ci, sur ressorts par là, totalement frisé par endroit, il
n’en fait souvent qu’à sa tête. J’ai appris à accepter, les jours où je me lève avec une crête et les jours où mes boucles décident de rétrécir jusqu’à ce que tout le monde, y compris ma mère qui connaît bien cette problématique, me demande si j’ai coupé mes cheveux.

De me demandez pas si je suis nappy 

Mais je ne veux pas qu’on me demande si je suis « Nappy ». Si un jour vous me croisez avec une magnifique robe élaborée avec un tissu africain et un afro, s’il vous plaît, ne me demandez pas si je fais partie du « mouvement Nappy ».

Je suis juste une jeune femme qui a appris à accepter et surtout, à aimer la texture de son cheveu.

Une jeune femme qui connait ses racines africaines et trouve certains tissus africains extraordinaires.  Une jeune femme qui ce matin là avait envie de se faire plaisir et se sentir belle dans Cette tenue et avec Cette coiffure.

Pas de clan, merci !

Bien sûr j’assume mes origines Africaines, je ne suis pas au point de revendiquer quoi que ce soit car je n’ai toujours pas fait la paix avec le passé de mes ancêtres (on en reparlera une autre fois). Je me présente comme une femme Noire, aux cheveux naturels
dans leur texture, parfois colorés selon mes envies.

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Je ne vais pas monter pas au créneau en faisant une séparation entre les femmes Noires qui ont les cheveux naturels et celles
qui se défrisent ou portent des extensions. Mon but n’est pas de nous poussez dans des clans à nous battre.
Et vous ?

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