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Ella Fitzgerald, la reine indétronable du jazz

Rédigé par

13.06.2016

Une enfance modeste

Ella Jane Fitzgerald est née le 25 avril 1917 à Newport News en Virginie mais grandit dans la banlieue de New York élevée par sa mère, et son beau père – son vrai père ayant déserté le foyer peu après sa naissance – qui multipliait les petits boulots pour subvenir à leurs besoins.
La jeune Ella travaille elle aussi faisant parfois le coursier pour des joueurs du quartier pour qui elle transporte l’argent des paris. Adolescente, elle commence à s’intéresser à la musique en sortant le soir dans les clubs de jazz de la ville.

Une adolescence difficile 

En 1932, elle perd successivement sa mère dans un accident de voiture, et son beau-père d’une crise cardiaque. Orphelines avec sa demie-sœur Frances elles sont recueillies par une tante maternelle. Mais Ella tourne mal et après un problème avec la police, elle est envoyée dans une maison de correction, de laquelle elle s’échappe. En fuite et sans domicile fixe, elle survit grâce à des activités « pas très catholiques »: physionomiste de bordel, employée d’une maison de jeu clandestin lié à la mafia…

Ses débuts

En 1934, Ella participe à un concours amateur organisé à l’Apollo Theater de Harlem qu’elle remporte contre toute attente. Le saxophoniste et arrangeur Benny Carter, présent ce soir-là, décèle le potentiel de la jeune fille et décide de la gérer.
Ella Fitzgerald commence à se produire dans des petites salles, à chanter au Harlem Opera House où elle rencontre le chef d’orchestre Chick Webb qui l’engage dans son orchestre en tant que « instrumentiste de la voix ».

En 1936, Ella enregistre pour son premier disque, « Loves and Kisses ».

Mais c’est le morceau « (If You Can’t Sing It) You Have to Swing It » qu’elle se fait connaitre. En 1938, elle triomphe en reprenant et adaptant la chanson pour enfants « A-Tisket, A-Tasket » qui reste au top des hit-parades plus de 4 mois : Ella Fitzgerald est désormais une vedette.

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Le succès

En 1939 après la mort de Chick Webb, l’orchestre est rebaptisé Ella Fitzgerald and her Famous Orchestra et tourne jusqu’en 1942, date à laquelle elle signe un contrat solo avec le label Decca sous le surnom de « The First Lady of Swing », devenu « The First Lady of Song « se traduisant par « La Grande Dame du Jazz ».
Ella multiplie les disques, continue les concerts avec les groupes célèbres de l’époque et chante avec de nombreux partenaires instrumentaux comme Oscar Peterson, Count Basie, Roy Eldridge et Dizzy Gillespie grâce à l’orchestre duquel elle intègre le scat à son style.

Des duos d’anthologie

Elle a aussi chanté avec d’autres grands du jazz comme Nat King Cole ou Frank Sinatra. Norman Ganz, grand producteur et manager, la prend sous son aile et lui apporte le statut de vedette internationale avec des morceaux écrits par les plus grands compositeurs américains du moment : George Gershwin, Cole Porter, Duke Ellington, avec l’orchestre duquel elle part en tournée en Europe et en Amérique du Nord.

La vie privée d’Ella 

Sur le plan privé,  Ella Fiztgerald, rate un court premier mariage avec un docker, puis épouse en 1947 Ray Brown, bassiste de Dizzy Gillespie, avec qui elle adopte en 1949 le fils biologique de Frances sa demi-soeur, qu’ils baptiseront Ray Brown, Jr. Ils divorcent en 1953.
En 1955, Ella Fitzgerald quitte sa maison de disques pour signer avec Verve Records avec lequel elle sort en 1956 et 1957 des albums de duos avec Louis Armstrong, Ella and Louis avec le célèbre « Porgy and Bess » et Ella and Louis Again.

ella et louis

Passer outre le racisme

Malgré sa notoriété, comme beaucoup de Noirs à cette époque Ella Fitzgerald a été victime de discrimination. Mais elle lutte contre, soutenue parfois par des célébrités blanches.

Le soutien de Marylin Monroe

Marilyn Monroe, très grande admiratrice de la chanteuse a été d’un grand soutien à sa carrière. Elle impose Ella au Mocambo Club de Los Angeles, célèbre night-club des années 1950, en téléphonant en personne au patron du club pour lui demander de programmer la chanteuse contre la promesse de réserver, chaque soir où elle se produirait, une table au premier rang. Ne pouvant refuser une telle publicité, le patron accepte et Marilyn tient parole.

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Découvrez la suite de la biographie d’Ella Fitzgerald dans un prochain article à paraître sur Blake’s.

 

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