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Je rentre au pays : Journal d’une fille bien #optiontchiiip. Partie 37

Rédigé par Christ-Laur Phillips

4.06.2016

Semaine 37

Deux des choses les plus perturbantes que j’ai expérimentées depuis que je suis rentrée au pays sont la mort et la maladie… Attention, je ne dis pas qu’il n’y a pas de malades et de morts à Paris, mais que quand on rentre, ces deux mots nous tutoient comme jamais.

Repose en paix 

Quand on est à Paris,  en France Hexagonale, ou même à l’étranger, on est comme coupés du reste de sa famille qui vit au pays. Bien entendu ces personnes peuvent s’en aller ou être malades, mais la distance agit comme un mur et on comme moins impactés par toute cette douleur (sauf dans le cas de famille proche).
Quand on est rentré au pays, on est au contact direct des personnes âgées qu’on ne voyait qu’une fois comme ça en vacances, on va rendre visite à nos proches à l’hôpital ou on va prier pour eux, on et en contact direct avec la génération qui en est au crépuscule de sa vie.
Quand on est au pays, on voit avec nos yeux la maladie s’emparer de nos ailleux et il ne s’agit plus de nouvelles rapportées par téléphone… On assiste aux veillées et on regarde leurs corps reposer dans leur demeure avant de se rendre au cimetière pour leur dernier voyage…  On est impliqués.
Malgré toute la peine et la souffrance que cela implique, cette proximité avec les personnes plus âgées et les membres de la famille en général nous fait réaliser la chance que nous avons d’avoir passé un peu de temps avec elle.
On réalise aussi la chance que l’on a d’être en vie et de pouvoir profiter du soleil caressant notre peau. C’est vrai que l’on pleure plus au pays, mais on rit plus fort après aussi.
Confrontées à la mort on ouvre plus grand les bras à la vie et on savoure chaque seconde.

Je rentre au pays : Journal d’une fille bien #optiontchiiip. Partie 30

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