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Grève aux Antilles : Quand la population sature…

Rédigé par

1.05.2017

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Un message qui défile sur What’sApp et hop les stations sont prises d’assaut. Assise bien confortablement dans votre voiture vous voyez la queue grandissante et par peur d’une énième grève vous vous rangez dans la file en allumant la radio pour savoir ce qui se passe. On ne sait jamais. Dommage cette fois-ci ce n’était qu’une rumeur. Oui mais voilà aux Antilles nous sommes conditionnés pour craindre la moindre grève naissante, quel que soit le motif et le corps de métier en grève d’ailleurs. Peu importe car nous savons qu’à un moment ou un autre l’accès à notre précieuse essence nous sera refusé.

Intérêt personnel contre intérêt collectif

Je ne suis pas très au fait de l’actualité mais récemment une grève a éclaté pour ce que je crois être des intérêts personnels. La première chose qui m’est venue à l’esprit est « Mais pourquoi bloquer la population si elle ne peut rien pour eux ? » Parce que techniquement est-ce que les preneurs de décisions sont gênés par le blocage de la SARA ? Est-ce qu’ils souffrent si les supermarchés sont vides (souvenirs de 2009…) ? Et oui, moi dans ma petite Clio à peine climatisée et avec mon salaire très limité je ne peux rien faire pour ces personnes. Non mais allô quoi ! (ça se dit toujours ?) Si je supporte leur action et qu’ils ont gain de cause, super pour eux ; sinon j’aurais juste perdu mon temps. Permettez-moi de ne pas me sentir concernée quand les intérêts me paraissent louches.

Grève : où est la limite?

Oui mais alors quand est-ce qu’on doit supporter une grève ? C’est une bonne question qui demande réflexion. Les pompiers sont en grève pour plus de moyens ? Je dis oui car j’aimerais bien qu’il y ait plus qu’une échelle sur toute une île. Les professeurs aussi ont besoin de moyens pour enseigner ? Je les soutiens car nous avons besoin d’eux pour former la génération de demain. J’aimerais juste voir une autre solution que les grèves et blocages systématiques de nos ressources pour régler les conflits. À croire que c’est l’unique façon d’obtenir une réponse des autorités compétentes. Peut-être devrions nous réfléchir à une solution pour négocier qui n’implique pas une nuisance obligatoire pour nos concitoyens. En regardant la définition de grève voici ce que le Larousse m’a proposé :

  • « Grève. n.f : Cessation collective et concertée du travail en vue d’appuyer des revendications professionnelles dont l’employeur a connaissance. »

La grève est donc la cessation du travail, pas le blocage intempestif de la population. Il serait bénéfique de rappeler cela aux syndicats. Cela pourrait être utile.
Sur ces mots je vous laisse je vais remplir mon réservoir. On ne sait jamais, une grève nous pend surement au nez et je n’aurai pas de métro à prendre.
Et vous, quel impact ont les grèves à répétition sur vous ?

#NouBonKéSa : Quand la Guyane se soulève


 

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