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Cette mère refuse de forcer son fils à partager et fait le buzz

Rédigé par

16.05.2017

La mission de tout parent est d’élever un enfant épanoui, serein, qui deviendra un adulte responsable, en lui transmettant ses valeurs. Et le partage fait partie des règles que l’on apprend dès tout petit. Partager ses jouets/ son goûter avec ses frères et soeurs, ou avec les autres enfants de la crèche/ maternelle, c’est la base. Et si on revoyait notre copie ? Une mère a osé taper du poing contre la « loi du partage » qui s’apparente selon elle à la « loi de la jungle ».

Partager ? Cette mère a son avis sur la question

Alanya Kolberg a remué Facebook en avril dernier en déclarant que rien ni personne de devait forcer son fils à partager ses jouets. Alors qu’elle était au parc avec son enfant, elle a été témoin d’une scène qui l’a indignée.
Elle raconte comment 6 enfants ont assailli son fils au parc pour qu’il partage ses figurines Transformers et son camion. Troublé, l’enfant a serré ses jouets contre sa poitrine alors que les autres enfants essayaient d’arracher les jouets de ses mains. Il a ensuite lancé un regard désespéré à sa mère qui lui a dit « Tu peux leur dire non, Carson. Dis leur non. Tu n’as rien à dire de plus. »
Forcément, les garçons se sont rués sur la mère de famille pour rapporter, mais Alanya Kolberg a tenu bon, leur expliquant que son fils n’avait pas l’obligation de partager ses jouets avec de parfaits inconnus. Que n’avait-elle pas dit ! Fustigée par les parents, cette mère n’a pas baissé la tête. Elle déclare sur son compte Facebook :
« Si moi, une adulte, entrais dans un parc en mangeant un sandwich, serais-je obligée de partager mon sandwich avec des inconnus dans le parc ? Non ! Est-ce qu’un adulte bien élevé, un inconnu, tendrait la main pour prendre un bout de mon sandwich, et s’énerverait si je le repoussais ? Encore une fois, non. Donc, franchement, pendant que vous me toisez, en imaginant que mon fils et moi sommes impolis, qui manque d’éducation ici ? La personne qui refuse de donner ses 3 jouets à 6 inconnus, ou les 6 inconnus qui réclament qu’on leur donne quelque chose qui ne leur appartient pas, alors même que le propriétaire est mal à l’aise ? »
Et de conclure : « Notre but est d’apprendre à nos enfants à être des adultes. Bien que je connaisse des adultes qui n’ont clairement jamais appris à partager quand ils étaient enfants, j’en connais bien plus qui ne savent pas dire non aux gens, ou comment mettre des limites, ou comment se préserver. Moi y comprise. »
Afin d’éviter les critiques, bien qu’elle en ait essuyé un tas, la mère de famille a expliqué qu’en aucun cas son fils n’était radin ou mal élevé. Bien au contraire, sa mère l’a emmené au parc pour jouer avec une copine et c’est pour elle qu’il avait apporté ses jouets. Il voulait lui faire une surprise et a donc d’autant plus mal réagi en voyant des enfants inconnus essayer de les lui arracher.
Elle ajoute aussi que l’on vit dans un monde dur où les adultes sont individualistes et protègent leurs biens. Et pour elle, son rôle en tant que mère est de préparer son fils à cet univers impitoyable.

De l’importance de dire non

A la fin de son post, Alanya Kolberg a ajouté un lien vers un article intitulé « Non n’est n’est pas un gros mot« . Apprendre à dire non enfant permettrait même de devenir un adulte sûr de lui.
On y lit notamment que les petits garçons devraient comprendre la valeur du non pour leurs relations futures (face à une fille par exemple) ou pour ne pas se mettre en danger. Les petites filles pour refuser plus tard des situations inacceptables (violences conjugales, conditions de travail indignes, etc.) Tout accepter enfant (même quand on ne veut pas) pour ne pas faire d’histoires ou parce que la politesse l’exige, peut avoir des répercussions néfastes une fois adulte.
Au contraire, les leaders, les gens que l’on respecte et ceux qui sont des modèles sont ceux qui savent et qui n’ont pas peur de dire non. Et s’ils sont éduqués en ce sens enfants, ils ont plus de chance d’éviter des relations toxiques, de s’aimer, de se préserver et d’au moins dénoncer des injustices ou des mauvais comportements dont ils seraient victimes.
Et l’article de conclure : « Le post d’Alanya n’était pas sur le fait de ne pas partager. Il parlait d’aider un enfant à développer sa propre intuition et son jugement, ici dans un cas de partage, car c’est une situation à laquelle les enfants sont confrontés. Ce n’est pas quelque chose que votre enfant apprend au primaire dans un livre de lecture. Ça se construit avec le temps. Plus ça prend de temps, et mieux c’est. »
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