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Allô Papa bobo : Les leçons d'une relation père-fille compliquée

Rédigé par

16.06.2016

Difficile de se construire sans la présence d’un père. Aux Antilles-Guyane, certains papas sont aux abonnés absents et si on pense souvent aux conséquences sur les garçons, les filles aussi souffrent d’avoir grandi sans leur papounet.
Premier amour d’une petite fille, premier soutien, conseiller et protecteur, le père est un pilier de la vie d’une femme. Et quand pour des raisons X ou Y ce père n’est pas là, les petites filles, ados et femmes en devenir doivent apprendre à faire autrement. Cette quête de sens peut cependant avoir du bon et voici ce qu’on pourrait en tirer.

Les parents sont des êtres humains comme les autres

Enfant, on a tendance à idéaliser ses parents et les mettre sur un piédestal. Difficile de comprendre qu’ils ont leurs soucis, qu’ils commettent des erreurs et peuvent échouer, comme n’importe qui. Avec le temps, et en devenant soi-même parent, peut-être est-ce plus facile de relativiser et de comprendre qu’un papa est avant tout un homme, avec ses failles et ses faiblesses.

La fragilité n’est pas un crime

Avoir besoin des autres, ressentir un manque, en vouloir parfois à la terre entière, c’est normal. Avoir grandi sans un père toujours présent vous a appris à ne compter que sur vous-même, au point d’avoir chassé le mot « faiblesse » de votre vocabulaire. Et pourtant, on n’est rien sans les autres.

Tous les hommes ne sont pas des salauds

Incroyable, mais vrai. Ce n’est pas parce que papa a quitté le nid, abandonné sa famille, blessé maman et fait les pires crasses que tous les hommes sont faits du même bois. Il reste encore sur cette terre des hommes bons et bien qui sauront vous aimer à votre juste valeur. Être méfiante, c’est normal, mais se refuser au bonheur n’est pas la solution. A méditer.

Vos succès vous appartiennent

Une fille talentueuse

Une femme qui réussit/ Syda Productions/ Shutterstock


On cherche toujours l’approbation et la fierté dans les yeux de ses parents et peut-être plus encore dans l’oeil du parent absent. Et pourtant, se servir de sa vie professionnelle ou familiale pour montrer à son père qu’on a réussi sans lui n’est pas l’idée du siècle. Être devenue une femme épanouie, responsable, indépendante financièrement et talentueuse est avant tout une victoire pour soi. Pas un drapeau qu’on agite à tort et à travers sous le nez de celui qui vous a laissée en plan. PS : la haine n’est pas un bon moteur pour atteindre ses objectifs.

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis

Malgré une relation interrompue avec un parent, la vie peut faire qu’on se retrouve et que miracle, on pardonne aussi. Et si après des années de relation distante ou en dents de scie, chacun faisait l’effort pour rattraper le temps perdu ? Décès, naissance, maladie sont souvent des occasions de faire le point et de renouer. N’attendons pas que ça arrive.
 
 

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