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	<title>Archives des esclavage - Blakes</title>
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	<description>Actualités culturelles caribéennes</description>
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	<title>Archives des esclavage - Blakes</title>
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		<title>170e anniversaire de l&#039;abolition de l&#039;esclavage : Le président Macron annonce la création d&#039;une fondation</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Apr 2018 08:12:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Knowledge]]></category>
		<category><![CDATA[Notre histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a 170 ans, l&#8217;esclavage prenait fin dans les colonies françaises. Si le temps a passé, la blessure reste vive et profonde. En 2001, Christiane Taubira fait reconnaître par la loi française  l&#8217;esclavage et la traite des Noirs comme crimes contre l&#8217;humanité. Elle insuffle aussi la notion de « devoir de mémoire ». Sous le quinquennat Hollande, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://blakes.fr/170e-anniversaire-de-labolition-de-lesclavage-president-macron-annonce-creation-dune-fondation/">170e anniversaire de l&#039;abolition de l&#039;esclavage : Le président Macron annonce la création d&#039;une fondation</a> est apparu en premier sur <a href="https://blakes.fr">Blakes</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><span class="st">Il y a 170 ans, l&rsquo;esclavage prenait fin dans les colonies françaises. Si le temps a passé, la blessure reste vive et profonde. En 2001, Christiane Taubira fait reconnaître par la loi française  l&rsquo;esclavage et la traite des Noirs comme crimes contre l&rsquo;humanité. </span></p>
<p style="text-align: left;"><span class="st">Elle insuffle aussi la notion de « devoir de mémoire ».<br />
Sous le quinquennat Hollande, l&rsquo;idée d&rsquo;une fondation pour la mémoire et la reconnaissance de l&rsquo;esclavage prend forme. Elle est désormais sur le point de voir le jour.</span></p>
<h4 style="text-align: left;"><span class="st"><br />
<span style="color: #cc99ff;">Une fondation créée cette année</span></span></h4>
<p style="text-align: left;"><span class="st"><br />
Le 27 avril 2018, Emmanuel Macron a fait l&rsquo;annonce que beaucoup attendaient, lors de la commémoration du 170e anniversaire de l&rsquo;abolition de l&rsquo;esclavage dans les colonies françaises, qui se déroulait au Panthéon.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span class="st"><br />
La Fondation pour la mémoire de l&rsquo;esclavage va être créée courant 2018, avec des missions bien précises. Elle sera située à l&rsquo;Hôtel de la Marine, là même où l&rsquo;abolition de l&rsquo;esclavage fut décrétée le 27 avril 1848 par un certain <span style="color: #cc99ff;"><a style="color: #cc99ff;" href="https://blakes.fr/victor-schoelcher-le-defenseur-des-droits-de-lhomme-noir/">Victor Schoelcher</a></span>, député de la Martinique, de la Guadeloupe et sénateur.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span class="st"><br />
Cette Fondation sera présidée par Jean-Marc Ayrault, Premier ministre de François Hollande, investi dans le devoir de mémoire.<br />
</span></p>
<h4 style="text-align: left;"><span class="st" style="color: #cc99ff;">Quelles missions pour la Fondation pour la mémoire de l&rsquo;esclavage ?</span></h4>
<p style="text-align: left;"><span class="st"><br />
Emmanuel Macron est clair, cette fondation n&rsquo;est pas juste un effet d&rsquo;annonce, ni un petit cadeau fait dans le sens de l&rsquo;apaisement. </span></p>
<p style="text-align: left;"><span class="st">De vrais travaux vont être menés pour faire avancer les mentalités sur cette question et éduquer les jeunes et les moins jeunes.<br />
Il explique que la Fondation sera « <em>dotée de moyens humains et financiers mais aussi scientifiques, pour mener des missions d&rsquo;éducation, de culture, de soutien à la recherche et aux projets locaux</em>« .</span></p>
<p style="text-align: left;"><span class="st"><br />
Et d&rsquo;ajouter : « <em>La Fondation aidera également à replacer l&rsquo;esclavage dans le temps long de l&rsquo;Histoire de la France, du premier empire colonial français à nos jours, car il est impossible de parler de la France d&rsquo;aujourd&rsquo;hui sans parler de son passé colonial, sans dire en particulier le rapport singulier qu&rsquo;elle entretient avec le continent africain, cette relation complexe et profonde qui est devenue une part inaliénable de nos identités respectives</em>« .</span></p>
<p style="text-align: left;"><span class="st"><br />
« <em>Enfin, la Fondation devra porter partout l&rsquo;engagement de la France pour la liberté car l&rsquo;esclavage n&rsquo;a pas disparu et il reste encore aujourd&rsquo;hui des abolitions à gagner</em>« .<br />
</span></p>
<p style="text-align: left;"><span class="st">Un long texte publié sur le compte Facebook du président nous en dit plus.<br />
</span></p>
<p><iframe style="border: none; overflow: hidden;" src="https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fnotes%2Femmanuel-macron%2Fmemoire-de-lesclavage-le-temps-des-actes%2F2151020688463839%2F&amp;width=500" width="500" height="612" frameborder="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p style="text-align: left;">Cette fondation, on l&rsquo;attend depuis 2016. Le 10  mai 2016, lors de la journée commémorative de l&rsquo;abolition de l&rsquo;esclavage, l&rsquo;ancien président Hollande l&rsquo;avait promise. Son successeur, Emmanuel Macron, va enfin lui donner corps.</p>
<p style="text-align: left;">Pensez-vous que la création de cette Fondation soit une bonne chose ?</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Les Guadeloupéens par Caroline Bourgine &#8211; interview partie 1 &#034;Je me suis rendu compte qu’il y avait un grand vide sur une approche contemporaine de ces pays caribéens&#034;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Nov 2016 12:32:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Notre histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[esclavage]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cet ouvrage s’inscrit dans une collection particulière : Lignes de vie d’un peuple. Pourquoi avoir fait le choix d’y contribuer?   Caroline Bourgine : Je me suis rendu compte qu’il y avait un grand vide sur une approche contemporaine de ces pays caribéens. Je pense que c’est toujours important de parler de l’esclavage, mais il s’est passé [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://blakes.fr/guadeloupeens-caroline-bourgine/">Les Guadeloupéens par Caroline Bourgine &#8211; interview partie 1 &quot;Je me suis rendu compte qu’il y avait un grand vide sur une approche contemporaine de ces pays caribéens&quot;</a> est apparu en premier sur <a href="https://blakes.fr">Blakes</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #008000;"><strong>Cet ouvrage s’inscrit dans une collection particulière : <em>Lignes de vie d’un peuple</em>. Pourquoi avoir fait le choix d’y contribuer?</strong>  </span><br />
<span style="color: #008000;"><strong>Caroline Bourgine :</strong></span> Je me suis rendu compte qu’il y avait un grand vide sur une approche contemporaine de ces pays caribéens. Je pense que c’est toujours important de parler de l’esclavage, mais il s’est passé beaucoup de choses depuis, dont les Guadeloupéens mêmes, mais aussi ceux qui ne le sont pas, ne savent pas grand-chose. Faites un micro-trottoir sur le Bumidom.. Voilà ! Il y a énormément de zones d’ombres et il faut savoir mettre un éclairage dessus de temps en tant et d’une manière plus pédagogique. Tous ces éléments-là m’ont incité à parler dans ce livre, à travers les destins de gens qui ont traversé ces périodes, pour donner l’opportunité de resituer le contexte historique, le pourquoi et le comment d’aujourd’hui.<br />
Je l’ai fait pour les gens qui ont du mal à se situer dans ce qu’ils sont, aient des repères. Je pense aussi aux gens qui vont en Guadeloupe qui en lisant le livre en auront peut-être une autre approche&#8230; Je pense que ça donne des clés !<br />
<span style="color: #008000;"><strong>En 4e de couverture est écrit que « cette collection raconte les peuples d’aujourd’hui trop souvent invisibles »Pensez-vous que la Guadeloupe et les Guadeloupéens sont aujourd’hui invisibles ?</strong> </span><br />
<span style="color: #008000;"><strong>Caroline Bourgine : </strong></span>Sur la question de l’invisibilité je serai beaucoup plus modérée. La collection est aussi présentée comme permettant de mettre en scène leurs valeurs, interrogations, créations, leurs passions ; pour moi c’est plus de ça dont il s’agit. Mais on peut aussi se poser cette question : est-ce qu’être Guadeloupéen c’est appartenir à l’arc antillais ? À l’ensemble caraïbe lié à une histoire insulaire qui est à des milliers de kilomètres de la France.<br />
<a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/11/caroline.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-11436 aligncenter" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/11/caroline-300x300.jpg" alt="caroline" width="208" height="208" /></a><br />
<span style="color: #008000;"><strong>La main, paume levée imprimée de la carte du pays désigné est le leitmotiv des couvertures de cette collection. Pourquoi le choix de la main de Chantal (danseuse et professeur de Gwo Ka) pour la vôtre?</strong> </span><br />
<span style="color: #008000;"><strong>Caroline Bourgine : </strong></span>Quand il a fallu faire le choix d’une main, j’ai choisi une femme, déjà. Puis la photographe ne pouvant pas aller en Guadeloupe, je me suis demandé quels étaient les gens qui pour moi avait un pied dans l’hexagone et là-bas. Chantal me paraissait être le bon compromis  et j’aime bien sa petite main avec sa bague, je trouve qu’elle raconte quelque chose !<br />
<span style="color: #008000;"><strong>Qu’est-ce qui vous lie à la Guadeloupe ?</strong> </span><br />
<span style="color: #008000;"><strong>Caroline Bourgine : </strong></span>J’ai commencé mon métier de journaliste en Guadeloupe en 1982, en tant que secrétaire de rédaction, responsable du service culture du magazine <em>Télé 7 jours</em> qui s’appelle maintenant <em>La semaine</em>. Je suis arrivée dans une période assez agitée. Je suis rentrée dans le bain direct et ça m’a permis de rencontrer aussi bien des politiques que des paysans, des musiciens, avocats, tout ce qui fait une société. Je ne connaissais absolument pas, je suis arrivée sans a priori et j’ai été positivement marqué par cette expérience ! c’est là que j’ai tout appris pour aller après ailleurs dans le monde, mais tout en gardant un lien avec la Guadeloupe. J’ai par exemple réalisé 2 cds sur le Gwo Ka et les soirées Lewoz et en 2013 un film documentaire sur le Gwo Ka en Guadeloupe&#8230; C’est un pays qui m’a beaucoup appris.<br />
<a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/11/gwoka.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-11437 aligncenter" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/11/gwoka-300x150.jpg" alt="gwoka" width="266" height="133" /></a><br />
<span style="color: #008000;"><strong>Combien de temps vous a pris vos recherches de sources fiables et légitimes ?</strong> </span><br />
<span style="color: #008000;"><strong>Caroline Bourgine : </strong></span>Ça a été un long cheminement de demandes à des gens que je connais depuis que j’ai travaillé en Guadeloupe, je pense à Ernest Moutoussamy, Joël Nankin, Akiyo, Simone Schwartz-Bart. Pour une grosse moitié des intervenants se sont des gens que j’ai suivis, même de loin. J’ai aussi contacté des gens dont j’ai entendu parler et que je ne connaissais absolument pas qui se sont révélés totalement indispensables. je pense au professeur Henri Joseph, Marie — Helena Louxxxx, L’avocate Evelyne Martin-Brière&#8230;<br />
<span style="color: #008000;"><strong>Vous êtes passé par toutes les communautés de la Guadeloupe (Kongos, Blan peyi, Indiens, Syriens, Amérindiens, Marie-Galantais). Comment a été accueillie votre démarche par ces dernières?</strong> </span><br />
<span style="color: #008000;"><strong>Caroline Bourgine : </strong></span>Certains m’ont ouvert non seulement leur maison, mais aussi leur histoire, leur destin professionnel ou autre, mais aussi leur histoire personnelle. Et c’est parce qu’il y avait la confiance, la parole et un état d’esprit aussi. Pour la plupart je n’ai pas eu de réticence.<br />
&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;">Page sur Facebook : <a href="https://www.facebook.com/Les-Guadeloup%C3%A9ens-979206992188997/?hc_ref=PAGES_TIMELINE&amp;fref=nf">Les Guadeloupéens</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/11/Couv_Guadeloupeens-HD.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-11415" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/11/Couv_Guadeloupeens-HD-198x300.jpg" alt="couv_guadeloupeens-hd" width="173" height="262" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Découvrez la deuxième partie de notre interview bientôt sur Blake&rsquo;s.</p>
<p>L’article <a href="https://blakes.fr/guadeloupeens-caroline-bourgine/">Les Guadeloupéens par Caroline Bourgine &#8211; interview partie 1 &quot;Je me suis rendu compte qu’il y avait un grand vide sur une approche contemporaine de ces pays caribéens&quot;</a> est apparu en premier sur <a href="https://blakes.fr">Blakes</a>.</p>
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		<item>
		<title>Dido Elizabeth Belle à l&#039;origine de l&#039;abolition de l&#039;esclavage en Grande-Bretagne ? partie 2</title>
		<link>https://blakes.fr/dido-elizabeth-belle-premiere-aristocrate-noire-de-grande-bretagne-partie-2/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Oct 2016 16:28:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Knowledge]]></category>
		<category><![CDATA[Notre histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Dido belle]]></category>
		<category><![CDATA[esclavage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Découvrez la suite de l&#8217;Histoire de Dido Belle, première aristocrate noire de Grande-Bretagne&#8230; Un rôle secondaire primordial? Beaucoup supposent que la présence d&#8217;une nièce métisse chez Mord Mansfield a fortement influencé, en tant que président de la Haute Cour d&#8217;Angleterre et du Pays de Galles, sa décision en 1772 dans l&#8217;arrêt Somersett, considérée comme la [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://blakes.fr/dido-elizabeth-belle-premiere-aristocrate-noire-de-grande-bretagne-partie-2/">Dido Elizabeth Belle à l&#039;origine de l&#039;abolition de l&#039;esclavage en Grande-Bretagne ? partie 2</a> est apparu en premier sur <a href="https://blakes.fr">Blakes</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Découvrez la suite de l&rsquo;Histoire de Dido Belle, première aristocrate noire de Grande-Bretagne&#8230;</p>
<h4><span style="color: #cc99ff;"><strong>Un rôle secondaire primordial?</strong></span></h4>
<p>Beaucoup supposent que la présence d&rsquo;une nièce métisse chez Mord Mansfield a fortement influencé, en tant que président de la Haute Cour d&rsquo;Angleterre et du Pays de Galles, sa décision en 1772 dans <em>l&rsquo;arrêt Somersett,</em> considérée comme la première étape de l&rsquo;abolition de l&rsquo;esclavage en Grande-Bretagne.<br />
<div id="attachment_10911" style="width: 191px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/10/Lord-Mansfield.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-10911" class=" wp-image-10911" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/10/Lord-Mansfield-205x300.jpg" alt="Lord Mansfield" width="181" height="265" /></a><p id="caption-attachment-10911" class="wp-caption-text">Lord Mansfield</p></div></p>
<h4><span style="color: #cc99ff;">L&rsquo;affaire Somersett</span></h4>
<p>James Somersett était un esclave noir fugitif qui s&rsquo;était échappé car il refusait de partir avec son maître pour les Colonies aux Antilles, lequel argua disposer et faire de lui ce qu&rsquo;il voulait. Mais les témoignages choquants de la capture de Somersett firent que l&rsquo;on le libéra et instaura un arrêt interdisant à un maître d&rsquo;obliger son esclave à le suivre dans un autre pays et que les lois des colonies n&rsquo;avaient pas lieu d&rsquo;être sur le sol anglais. Cet arrêt concerna entre 14 000 et 15 000 esclaves se trouvant alors en Grande-Bretagne et aboli l&rsquo;esclavage dans le pays.<br />
<a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/10/Somerset-Case-Encyclopaedia-of-Blacks-in-European-History-and-Culture-..jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-10917 aligncenter" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/10/Somerset-Case-Encyclopaedia-of-Blacks-in-European-History-and-Culture-.-300x158.jpg" alt="somerset-case-encyclopaedia-of-blacks-in-european-history-and-culture" width="412" height="217" /></a><br />
<div id="attachment_10918" style="width: 171px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/10/somersett_j.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-10918" class="wp-image-10918" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/10/somersett_j.jpg" alt="somersett_j" width="161" height="194" /></a><p id="caption-attachment-10918" class="wp-caption-text">James Sumersett</p></div><br />
Belle a été la source d&rsquo;inspiration de la pièce <em>Let Justice Be Done</em> en 2008 mettant en scène le rôle qu&rsquo;elle aurait pu jouer dans le contexte de <em>l&rsquo;arrêt Somersett,</em> et d&rsquo;un film britannique sorti en 2013 réalisé par Amma Asante avec Gugu Mbatha-Raw dans le rôle de Dido.<br />
<a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/10/belleaffichecine.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-10914 aligncenter" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/10/belleaffichecine-300x169.jpg" alt="belleaffichecine" width="300" height="169" /></a></p>
<h4><span style="color: #cc99ff;"><strong>Témoignage d&rsquo;un portrait inhabituel pour l&rsquo;époque</strong></span></h4>
<p>Dido a probablement été la compagne de jeu puis demoiselle de compagnie de sa cousine. Elles apparaissent dans un portrait représentant 2 jeunes femmes l&rsquo;une noire et l&rsquo;autre blanche semblant appartenir toutes 2 à un rang social élevé. Peint vers 1778 il est accroché aujourd&rsquo;hui au Manoir de Lord Mansfield en Ecosse et est considéré comme « unique dans la peinture britannique du XVIIIe siècle, en présentant une femme noire et une femme blanche, qui plus est une aristocrate, pratiquement à égalité ».<br />
<a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/10/Dido_Elizabeth_Belle.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-10916 aligncenter" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/10/Dido_Elizabeth_Belle-300x257.jpg" alt="Lady Elizabeth Murray and Dido Belle, once attributed to Zoffany" width="339" height="290" /></a><a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/10/220px-Dido_Elizabeth_Belle_detail.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-10915 aligncenter" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/10/220px-Dido_Elizabeth_Belle_detail.jpg" alt="220px-dido_elizabeth_belle_detail" width="185" height="216" /></a><br />
Dido Belle y apparaît à la même hauteur, dans une tenue aussi belle et richement vêtue que sa cousine, arborant une robe de soie et un collier de perles. Son attitude est pleine de confiance, et son regard tourné vers le peintre, montre bien qu&rsquo;elle aussi est au cœur du tableau, et n&rsquo;y est pas qu&rsquo;un simple accessoire, comme c&rsquo;était souvent le cas à l&rsquo;époque pour marquer la supériorité des Blancs qui posaient. Elizabeth Murray et Dido posant sa main sur son bras témoigne de leur affection et de leur proximité.<br />
<a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/10/tableau-accroché.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-10913" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/10/tableau-accroché-300x199.jpg" alt="tableau-accroche" width="244" height="162" /></a></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yo9wZd0x0K"><p><a href="https://blakes.fr/dido-elizabeth-belle-premiere-aristocrate-noire-de-grande-bretagne/">Dido Elizabeth Belle,  première aristocrate noire de Grande-Bretagne-partie 1</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Dido Elizabeth Belle,  première aristocrate noire de Grande-Bretagne-partie 1 » &#8212; Blakes" src="https://blakes.fr/dido-elizabeth-belle-premiere-aristocrate-noire-de-grande-bretagne/embed/#?secret=yo9wZd0x0K" data-secret="yo9wZd0x0K" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://blakes.fr/dido-elizabeth-belle-premiere-aristocrate-noire-de-grande-bretagne-partie-2/">Dido Elizabeth Belle à l&#039;origine de l&#039;abolition de l&#039;esclavage en Grande-Bretagne ? partie 2</a> est apparu en premier sur <a href="https://blakes.fr">Blakes</a>.</p>
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		<title>Dido Elizabeth Belle,  première aristocrate noire de Grande-Bretagne-partie 1</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Oct 2016 07:35:02 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Dido belle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Née en 1761 Dido Elizabeth Belle est la fille naturelle d&#8217;un amiral anglais et d&#8217;une esclave noire. John Lindsay commandait la frégate HMS Trent  et interceptait dans la mer des Antilles des navires français et hollandais chargés de café, sucre ou d&#8217;êtres humains. Il aurait rencontré Maria Belle (ou Belle) en la délivrant d&#8217;un négrier [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Née en 1761 Dido Elizabeth Belle est la fille naturelle d&rsquo;un amiral anglais et d&rsquo;une esclave noire. John Lindsay commandait la frégate <em>HMS Trent</em>  et interceptait dans la mer des Antilles des navires français et hollandais chargés de café, sucre ou d&rsquo;êtres humains. Il aurait rencontré Maria Belle (ou Belle) en la délivrant d&rsquo;un négrier espagnol et lui a fait un enfant.<br />
Âgé de 24 ans il ramena en 1764 la mère et sa petite fille de 3 ans à peine en Angleterre et demanda à sa famille de prendre soin de ces dernières. Leur relation dura jusqu&rsquo;en 1768 où il épousa la fille d&rsquo;un député Mary Milner, mais tout en garantissant sa liberté et continuant de prendre soin d&rsquo;elle.<br />
<div id="attachment_10912" style="width: 189px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/10/sir-john-lindsay-père-de-dido.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-10912" class="wp-image-10912 " src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/10/sir-john-lindsay-père-de-dido-234x300.jpg" alt="(c) Glasgow Museums; Supplied by The Public Catalogue Foundation" width="179" height="229" /></a><p id="caption-attachment-10912" class="wp-caption-text">Sir John Lindsay, Père de Dido (c) Glasgow Museums; Supplied by The Public Catalogue Foundation</p></div></p>
<h4><span style="color: #cc99ff;"><strong>Une enfance privilégiée</strong></span></h4>
<p>Dido Belle ( nom de sa mère)  grandit chez l&rsquo;oncle de son père William Murray, premier comte de Mansfield, et sa femme qui n&rsquo;ont pas d&rsquo;enfants. On peut penser que le métissage est un phénomène moderne, mais Il y avait à cette époque à Londres près de 10,000 Noirs et beaucoup de nés de parents mixtes. Mais Dido est privilégiée: elle est baptisée, a une éducation, porte de belles tenues, avait un lit à baldaquin drapé de chintz (tissu d&rsquo;ameublement de très haute qualité), des meubles en acajou, des remèdes coûteux quand elle était malade. Elle est considérée comme faisant partie de la famille. Le couple est conscient de la colère que cause dans l&rsquo;aristocratie anglaise la présence de l&rsquo;enfant dans leur maison sans que cela ne les empêche de lui donner un statut très particulier pour l&rsquo;époque.<br />
<a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/10/kenwood-house2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-10920 aligncenter" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/10/kenwood-house2-300x224.jpg" alt="kenwood-house2" width="265" height="198" /></a><br />
<div id="attachment_10919" style="width: 276px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/10/Kenwood-House.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-10919" class=" wp-image-10919" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/10/Kenwood-House-300x224.jpg" alt="Ancienne demeure de Dido" width="266" height="199" /></a><p id="caption-attachment-10919" class="wp-caption-text">Ancienne demeure de Dido</p></div></p>
<h4><span style="color: #cc99ff;"><strong>Un statut particulier</strong></span></h4>
<p>Dido vit dans la propriété familiale dans le Hampstead, dans le nord de Londres avec Elizabeth <span style="color: #000000;">Murray u</span>ne autre petite nièce pratiquement du même âge, fille de l&rsquo;héritier des familles Stomont d&rsquo;Écosse et Murray, dont la mère est morte en 1766.<br />
Les comptes de la propriété révèlent que Dido était presque sur un pied d&rsquo;égalité avec Elizabeth. Elle avait la responsabilité de la laiterie et de la basse-cour et était la secrétaire de son grand-oncle pour une annuité de 30 livres ( 2 fois plus que le salaire annuel du premier cocher, mais beaucoup moins que sa cousine qui recevait 100 livres). Il avait beaucoup d&rsquo;affection pour elle et lui demandait souvent conseil. Mais lorsqu&rsquo;il y avait des invités de marque, elle n&rsquo;était pas présente aux dîners, n&rsquo;arrivant que pour le café.</p>
<h4><span style="color: #cc99ff;">Son héritage</span></h4>
<p>A sa mort en 1788, son père lui laissa 1 000 livres et en 1793, à sa mort à 87 ans, Lord Mansfield 500 livres ainsi qu&rsquo;une pension annuelle de 100 livres, confirmant officiellement son état de femme libre. 5 mois après, elle épousa John Davinier, un intendant, fils du révérend de Hampstead. Elle donne en 1795 naissance à des jumeaux et en 1800 à un troisième garçon dont l&rsquo;un rejoignit la compagnie des Indes orientales. Dido Belle meurt en 1804 âgée de 41 ans.<br />
Découvrez l&rsquo;héritage de Dido dans un prochain article à paraître sur Blake&rsquo;s.<br />
&nbsp;</p>
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		<title>Les 5 personnages clés de l’abolition de l’esclavage- partie 2</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christ-Laur Phillips]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 May 2016 10:58:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Knowledge]]></category>
		<category><![CDATA[Notre histoire]]></category>
		<category><![CDATA[esclavage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>4 &#8211; Victor Schœlcher L’homme politique français est souvent présenté comme l’homme qui a fait abolir l’esclavage. Après plusieurs voyages à Cuba en tant que représentant de la fabrique de porcelaine de son père, il s’intéresse au sort des noirs et se prononce contre la brutalité de l’esclavage. Il prend la tête du courant abolitionniste français et il [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h4><span style="color: #cc99ff;">4 &#8211; Victor Schœlcher</span></h4>
<p>L’homme politique français est souvent présenté comme l’homme qui a fait abolir l’esclavage. Après plusieurs voyages à Cuba en tant que représentant de la fabrique de porcelaine de son père, il s’intéresse au sort des noirs et se prononce contre la brutalité de l’esclavage. Il prend la tête du courant abolitionniste français et il écrit plusieurs livres dans ce sens. Il fait également d’autres voyages aux Antilles ou au Sénégal qui confortent son opinon.<br />
Il est sous-secrétaire d’état à la marine et aux colonies lorsque le décret sur l’abolition de l’esclavage est adopté en avril 1848. Autrefois assez consensuel, Victor Schœlcher est de plus en plus le symbole d’une historiographie qui a privilégié le rôle des abolitionnistes blancs au détriment de celui des personnalités noires et mulâtres qui ont œuvré pour la même cause sans obtenir une postérité analogue.<br />
Ainsi, des hommes comme Auguste-François Perrinon, Cyrille Bissette ou Pierre-Marie Pory-Papy sont presque tombés dans l’oubli alors qu’on ne compte plus les rues au nom de Victor Schœlcher.</p>
<h4><span style="color: #cc99ff;">5 &#8211; L’esclave romain</span></h4>
<p>Alors qu’en France, l’abolition de l’esclavage est déjà décidée, aux Antilles, les changements tardent à se faire sentir et la liberté n’est toujours pas à l’ordre du jour. Dans les îles, la tension est à son comble est c’est un banal incident qui va mettre le feu aux poudres.<br />
Le 20 mai 1848, en Martinique, sur l’habitation Duchamp, l’esclave Romain décide de jouer du tambour malgré l’interdiction de son maître. Duchamp appelle les gendarmes et Romain est enfermé dans une geôle à Saint-Pierre. Une foule s’amasse alors pour demander sa libération qui est accordée par Pierre-Marie Pory-Papy, un mulâtre adjoint au maire de Saint-Pierre.<br />
Mais Huc le maire du Prêcheur fait tirer sur les manifestants de retour de Saint-Pierre. Cette fusillade déclenche l’insurrection des esclaves qui incendient les maisons et qui tuent jusqu’au gendre du maire. Les blancs terrifiés quittent Saint-Pierre ou se réfugient sur les bateaux. Le 23 mai, la situation étant devenue incontrôlable, le Conseil municipal de Saint-Pierre se réunit d&rsquo;urgence et vote à l&rsquo;unanimité l&rsquo;abolition de l&rsquo;esclavage. Craignant des troubles du même ordre, le gouverneur de la Guadeloupe fait de même le 27 mai 1848.<br />
Ces événements de mai 1848 et l’esclave Romain symbolisent le rôle joué par les esclaves dans leur propre libération. Les révoltes qui n’ont jamais cessé d’émailler l’histoire de l’esclavage ont bel et bien constitué l’élément majeur qui a provoqué la fin du système esclavagiste.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cHGYhvsQ3d"><p><a href="https://blakes.fr/les-5-personnages-cles-de-labolition-de-lesclavage/">Les 5 personnages clés de l’abolition de l’esclavage- partie 1</a></p></blockquote>
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&nbsp;<br />
&nbsp;</p>
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		<title>Les 5 personnages clés de l’abolition de l’esclavage- partie 1</title>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 May 2016 13:47:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Knowledge]]></category>
		<category><![CDATA[Notre histoire]]></category>
		<category><![CDATA[esclavage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>1 &#8211; Toussaint Louverture (1743-1803) Le général Toussaint Louverture, né esclave sur une plantation de la colonie de Saint-Domingue (actuelle Haïti) est le personnage incontournable de ce siècle des abolitions de l&#8217;esclavage. Affranchi en 1776, il est lui-même à la tête d’une plantation de café où travaillent une vingtaine d’esclaves, avant de rallier le camp des républicains et [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h4><span style="color: #cc99ff;">1 &#8211; Toussaint Louverture (1743-1803)</span></h4>
<p>Le général Toussaint Louverture, né esclave sur une plantation de la colonie de Saint-Domingue (actuelle Haïti) est le personnage incontournable de ce siècle des abolitions de l&rsquo;esclavage. Affranchi en 1776, il est lui-même à la tête d’une plantation de café où travaillent une vingtaine d’esclaves, avant de rallier le camp des républicains et de l’abolition de l’esclavage. Fin stratège militaire, ses victoires et ses choix stratégiques le propulsent gouverneur de la colonie qu’il administre pratiquement seul.<br />
Irrité par les ambitions autonomistes de Toussaint Louverture, le Premier Consul de France Napoléon Bonaparte mettra fin à l’ascension du général en envoyant un corps expéditionnaire de 20000 hommes qui obtiendra la capitulation de Toussaint Louverture qui sera déporté en France où il mourra en 1803.<br />
Malgré cette fin tragique, la portée du parcours de Toussaint Louverture est immense. En Haïti d’abord, il aboutit à l’indépendance du pays proclamée en 1804 par le lieutenant Jean-Jacques Dessalines. Haïti devient ainsi la première république noire et c’est aussi la première abolition de l’esclavage en Amérique. Dans l’ensemble du monde atlantique ensuite, la révolution haïtienne devient un symbole auquel vont se référer toutes les révoltes qui vont suivre et une hantise pour les colons qui craignent une répétition de ces événements dans les autres îles.</p>
<h4><span style="color: #cc99ff;">2 &#8211; Louis Delgrès (1766-1802)</span></h4>
<p>Louis Delgrès est l’homme de la première abolition de l’esclavage. C’est un mulâtre né à Saint-Pierre et qui est militaire de carrière. Toute sa vie, il défendra l’idéal républicain, que ce soit contre les royalistes ou contre les anglais. Colonel de l’armée française affecté en Guadeloupe, il apprend que Napoléon Bonaparte, le premier consul a décidé de rétablir l’esclavage pourtant aboli en Guadeloupe depuis 1794. Il quitte alors l’armée française et organise la résistance.<br />
Réunissant plusieurs centaines d’hommes et de femmes autour de lui, il s’oppose au général Richepance envoyé en Guadeloupe par Bonaparte. Engagé dans un combat inégal, il choisit la mort plutôt que la réédition et le retour à l&rsquo;esclavage. Il meurt entouré de ses hommes à Saint-Claude en mai 1802.<br />
La détermination de Delgrès préfigure celle des révoltes d’esclaves qui vont suivre le rétablissement de l’esclavage jusqu’à l’abolition définitive.</p>
<h4><span style="color: #cc99ff;">3 &#8211; Cyrille Bissette (1795-1858)</span></h4>
<p>Beaucoup moins connu que Victor Schœlcher dont il a longtemps été l’adversaire politique, Cyrille Bissette illustre parfaitement le rôle joué par les mulâtres dans la lutte contre l’esclavage aux Antilles. En effet, c’est d’abord en défendant des intérêts de classe –celle des libres de couleur- que Bissette apparaît sur le devant de la scène politique.<br />
On l’accuse d’être sinon l’auteur, au moins le responsable de la diffusion d’une brochure intitulée « De la situation des gens de couleur libres aux Antilles françaises ». Au départ, il s’agit donc plus d’obtenir une égalité de droits avec les maîtres blancs que de libérer les noirs de l’esclavage. Condamné au bagne puis au bannissement, il s’installe à Paris. C’est seulement à ce moment qu’il se radicalise et s’engage pour une abolition complète et totale de l’esclavage en douceur et sans effusion de sang.<br />
Il met sa plume au service de la lutte contre l&rsquo;esclavage et est à l’origine de nombreuses brochures et pétitions dans ce sens. Le rôle joué par Cyrille Bissette dans l’émergence du courant abolitionniste est donc incontestable. Si ce rôle est relativement méconnu, c’est certainement parce que l’historiographie a privilégié le personnage de Victor Schœlcher qui correspond à l’idée d’une abolition octroyée par la république et non à celle d’une liberté conquise par les anciens esclaves.<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;</p>
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		<title>Harriet Tubman : L&#039;histoire de l&#039;ancienne esclave du billet de 20 dollars</title>
		<link>https://blakes.fr/hariet-tubman-lhistoire-de-lancienne-esclave-billet-de-20-dollars/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 May 2016 07:21:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Knowledge]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[esclavage]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un premier article, nous vous avons présenté la vie de Harriet Tubman, l&#8217;ancienne esclave qui trône sur le billet de 20 dollars américain. Découvrez comment s&#8217;est terminée sa vie ainsi que l&#8217;héritage qu&#8217;elle a laissé aux nouvelle générations. Sa vie après la guerre Après la guerre de Sécession et l&#8217;abolition de l&#8217;esclavage en 1865, en militante [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un premier article, nous vous avons présenté la vie de Harriet Tubman, l&rsquo;ancienne esclave qui trône sur le billet de 20 dollars américain. Découvrez comment s&rsquo;est terminée sa vie ainsi que l&rsquo;héritage qu&rsquo;elle a laissé aux nouvelle générations.</p>
<h4><span style="color: #cc99ff;"><strong>Sa vie après la guerre</strong></span></h4>
<p>Après la guerre de Sécession et l&rsquo;abolition de l&rsquo;esclavage en 1865, en militante convaincue, Harriet Tubman continue son combat, orientant ses actions dans la lutte contre le racisme et en faveur du droit de vote des femmes.</p>
<h4><span style="color: #cc99ff;">Le droit de vote </span></h4>
<p>Elle participe à New York, Boston et Washington, à des conférences en faveur du droit de vote des femmes, arguant que celles-ci méritent par leurs actions et sacrifices pour la nation, d’accéder aux droits politiques, décrivant sa propre action pendant et après la guerre de Sécession.<br />
En 1869 elle épouse Nelson Davis, un vétéran de la Guerre de 22 ans son cadet,  au côté duquel elle vit ensuite à Auburn, dans l’État de New York, entourée de membres de sa famille et d’amis qui ont  choisi de s’établir près d’elle.</p>
<h4><span style="color: #cc99ff;">Le retour forcé à la domesticité</span></h4>
<p>Harriet Tubman retombe dans la pauvreté et doit devenir domestique pour subsister. Elle a bien demandé une retraite d&rsquo;ancien combattant, mais au Congrès, des élus de Caroline du Sud très hostiles, ont fait barrage, malgré de nombreuses lettres de soutien de membres de l’Union. Il a fallu 30 ans pour qu’elle l&rsquo;obtienne et qu’elle ait enfin un revenu stable dans sa vie. Elle l&rsquo;utilisa pour sa maison de charité.<br />
<a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/05/tubmanin1911.0.jpg" rel="attachment wp-att-8214"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-8214 aligncenter" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/05/tubmanin1911.0-300x200.jpg" alt="tubmanin1911.0" width="300" height="200" /></a><br />
A cause de sa santé fragile, Harriet emménage dans un hospice pour Afro-Américains âgés et malades qu’elle a contribué à fonder avant de sombrer dans l&rsquo;oubli jusque dans les années 60.</p>
<blockquote><p><span style="color: #cc99ff;">Elle s&rsquo;est éteinte dans un quasi anonymat en 1913, année de naissance de Rosa Parks,</span></p></blockquote>
<p>A son enterrement elle reçoit les honneurs militaires et une plaque à sa mémoire est placée sur le tribunal du comté de Cayuga, à Auburn. Un mémorial le <em>Harriet Tubman Underground Railroad National Monument</em> a aussi été édifié dans le Maryland, et elle est inscrite au National Women&rsquo;s Hall of Fame. De nos jours, sa mémoire est honorée chaque 10 mars, jour de sa mort.<br />
<a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/05/Battle-Creek-Underground-Railroad-2.jpg" rel="attachment wp-att-8206"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-8206 aligncenter" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/05/Battle-Creek-Underground-Railroad-2-300x225.jpg" alt="Battle Creek Underground Railroad 2" width="410" height="307" /></a><br />
<a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/05/harlem-new-york.jpg" rel="attachment wp-att-8207"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-8207" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/05/harlem-new-york-300x240.jpg" alt="harlem-new-york" width="225" height="180" /></a> <a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/05/htubman.jpg" rel="attachment wp-att-8213"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-8213" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/05/htubman-300x225.jpg" alt="htubman" width="236" height="177" /></a><br />
<a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/05/Harriet-Taubman-Statue-in-Ypsilanti.jpg" rel="attachment wp-att-8208"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-8208" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/05/Harriet-Taubman-Statue-in-Ypsilanti-169x300.jpg" alt="Harriet Taubman Statue in Ypsilanti" width="169" height="300" /></a></p>
<h4><span style="color: #cc99ff;"><strong>Une mise à l’honneur forte de symbole</strong></span></h4>
<p>Lors d&rsquo;une campagne en 2015 en faveur de la présence de portraits de femmes sur les billets de banque américains, lancée par l&rsquo;association « Women on 20s », dans un sondage en ligne publié avant l&rsquo;annonce du Trésor américain, son nom est arrivé en tête avec plus d&rsquo;un demi-million de voix.</p>
<h4><span style="color: #cc99ff;">Le billet le plus utilisé aux USA</span></h4>
<p>Le 20 avril 2016, le Trésor a annoncé qu&rsquo;elle figurera sur un nouveau billet de 20 dollars,  remplaçant le président Andrew Jackson, très impopulaire pour avoir contribué à la déportation de milliers d&rsquo;Amérindiens au XIXème siècle.<br />
Le choix de placer Harriet Tubman sur le billet le plus utilisé par les Américains a été une affaire compliquée. Malgré la satisfaction générale, le fait qu&rsquo;une femme noire figure sur les billets américains ne fait pas l&rsquo;unanimité. De nombreux internautes se sont moqués d’elle, allant même jusqu&rsquo;à reprocher à Barack Obama d’être intervenu dans cette décision ou en dénonçant une « guerre contre les blancs ».</p>
<h4><span style="color: #cc99ff;">Sojourner Truth et Marian Anderson, autres femmes à l&rsquo;honneur</span></h4>
<p>Parmi la liste des nouveaux visages qui figureront sur les billets de 10 et de 5 dollars, on trouve 2 autres femmes noires : Sojourner Truth, esclave elle aussi devenue abolitionniste, et Marian Anderson, première chanteuse noire américaine à être montée sur la scène du Metropolitan Opera.<br />
Aucune personnalité noire n’avait eu droit à cette reconnaissance jusqu’à présent. Ces nouveaux billets seront dévoilés en 2020, année de commémoration des 100 ans du droit de vote des femmes  aux Etats-Unis mais l’impression du billet ne devrait pas se faire avant 2030.<br />
<a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/05/HarrietTrumanMarkerYpsi.jpg" rel="attachment wp-att-8211"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-8211" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/05/HarrietTrumanMarkerYpsi-300x169.jpg" alt="HarrietTrumanMarkerYpsi" width="300" height="169" /></a><br />
&nbsp;</p>
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		<title>L&#039;Histoire du créole</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Apr 2016 11:56:46 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Le saviez-vous ?]]></category>
		<category><![CDATA[Notre histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’origine du terme créole Le terme de créole vient du mot latin criare, qui signifie «serviteur nourri dans la maison». Il désignait à l&#8217;origine quelqu’un qui avait été « élevé sur place», qui est du pays. Le mot a servi ensuite à désigner le Blanc né et élevé dans les colonies d&#8217;outre-mer. L’une des plus connues est [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h4><span style="color: #cc99ff;"><strong>L’origine du terme créole</strong></span></h4>
<p>Le terme de <em>créole</em> vient du mot latin <em>criare</em>, qui signifie «serviteur nourri dans la maison». Il désignait à l&rsquo;origine quelqu’un qui avait été « élevé sur place», qui est du pays. Le mot a servi ensuite à désigner le Blanc né et élevé dans les colonies d&rsquo;outre-mer.<br />
L’une des plus connues est l’impératrice Joséphine de Beauharnais par exemple. Objets, animaux, légumes, fruits, tout ce qui provenait des colonies était désigné de créole. Par la suite, le mot  a été employé pour désigner la population noire, (on parlait alors de « Créoles de couleur »).<br />
Le mot est encore utilisé aujourd&rsquo;hui dans le sud de Etats-Unis en Louisiane pour désigner certains Blancs membres de riches familles propriétaires de plantations, qui sont plutôt appelés <em>béké </em>dans les Antilles française.</p>
<h4><span style="color: #cc99ff;"><strong>L’origine des créoles</strong></span></h4>
<p>Les langues créoles sont nées de la colonisation et du commerce triangulaire. Des populations issues de différentes ethnies, régions, cultures, langues se sont retrouvées ensemble à devoir trouver des moyens de communiquer : en sont nées dans un premier temps de nouveaux dialectes ou pidgins ayant évolué avec le temps en langues à proprement parler avec une grammaire et une orthographe arrêtée et définies.</p>
<h4><span style="color: #cc99ff;"><strong>Les développements des créoles</strong></span></h4>
<p>Ces langues se sont construites sur la confrontation et le mélange de langues européennes, africaines et amérindiennes (pour ce qui concerne la Caraïbe) et reflètent l’histoire des mouvements de populations et de conflits propres à chaque île. Il en résulte des créoles différents en fonction du pays colonisateur qui s’est installé à long terme : il existe des créoles anglophones (le Patwa de Jamaïque, et d’autres variantes parlées en Dominique), hispanophones (le Borricua de Porto Rico, le Cubañol de Cuba&#8230;), néerlandophones (Suriname) ou encore lusophones (Cabo Verde, Brésil, Curaçao) et bien sûr francophones.</p>
<table width="500">
<tbody>
<tr>
<td width="40"><strong><img loading="lazy" decoding="async" class=" size-full wp-image-1210 aligncenter" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2015/04/blakes_retina.png" alt="Logo BLAKE'S Retina" width="30" height="30" /></strong></td>
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</tr>
</tbody>
</table>
<p>Découvrez dans un second article les spécifités du créole francophone.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8DWfCIMBZ9"><p><a href="https://blakes.fr/les-differences-entre-les-creoles/">Quelles différences entre les créoles ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Quelles différences entre les créoles ? » &#8212; Blakes" src="https://blakes.fr/les-differences-entre-les-creoles/embed/#?secret=8DWfCIMBZ9" data-secret="8DWfCIMBZ9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>Victor Schoelcher, l&#039;abolitionniste -Partie 1</title>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Mar 2016 07:48:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Knowledge]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[abolition]]></category>
		<category><![CDATA[antilles]]></category>
		<category><![CDATA[esclavage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Victor Schœlcher : Une implication immédiate Victor Schœlcher est né à Paris le 22 juillet 1804 dans une famille catholique bourgeoise. Son père, originaire de Fessenheim en Alsace, était propriétaire d&#8217;une usine de fabrication de porcelaine et sa mère, marchande lingerie. En 1828-1830 son père l&#8217;envoie en tant que représentant commercial de l&#8217;entreprise familiale au Mexique, aux États-Unis et à Cuba où il est révolté [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h4><span style="color: #cc99ff;"><strong>Victor Schœlcher : Une implication immédiate</strong></span></h4>
<p>Victor Schœlcher est né à Paris le 22 juillet 1804 dans une famille catholique bourgeoise. Son père, originaire de Fessenheim en Alsace, était propriétaire d&rsquo;une usine de fabrication de porcelaine et sa mère, marchande lingerie.<br />
En 1828-1830 son père l&rsquo;envoie en tant que représentant commercial de l&rsquo;entreprise familiale au Mexique, aux États-Unis et à Cuba où il est révolté par l&rsquo;esclavage.  De retour en France, Victor Schœlcher devient journaliste, s’engage dans le mouvement républicain, participe à la création de La Réforme puis adhère à la franc-maçonnerie.</p>
<h4><span style="color: #cc99ff;">Un militant de la première heure</span></h4>
<p>Il écrit un article dans la <em>Revue de Paris</em>, « Des Noirs », décrivant la situation terrible des esclaves.   En 1832 il revend l’usine dont il hérite de son père, pour se consacrer à son au métier et à ses activités philanthropiques. Il milite pour l’abolition mais défend une progressive, passant par l’éducation et l’alphabétisation. L&rsquo;esclavage avait déjà été aboli en France, pendant la Révolution française puis rétabli par Napoléon I<sup>er</sup> par la loi du 20 mai 1802.<br />
En 1833, Victor Schœlcher publie <em>De l&rsquo;esclavage des Noirs et de la législation coloniale</em>, livre très critique contre l&rsquo;esclavage dans lequel il écrit que « l&rsquo;homme noir n&rsquo;est pas moins digne de la liberté que l&rsquo;homme blanc » ; « l&rsquo;esclavage des nègres est une injure à la dignité humaine, parce que l&rsquo;intelligence de l&rsquo;homme noir est parfaitement égale à celle de l&rsquo;homme blanc ». Il conclut en proposant un texte de loi visant à humaniser l&rsquo;esclavage, à l’encadrer, à donner des droits aux esclaves et à donc limiter les droits des maîtres.  Beaucoup de planteurs y sont violemment opposés.</p>
<h4><span style="color: #cc99ff;"><strong>Un changement de point de vue radical</strong></span></h4>
<p>En 1838, Victor Schœlcher repart aux Caraïbes pour une mission d&rsquo;étude de l&rsquo;esclavage et pour voir les résultats de l&rsquo;émancipation des esclaves dans les colonies anglaises qui vient d&rsquo;avoir lieu, ainsi qu’en Haïti, seule ancienne colonie indépendante.  A son retour en 1840 il se prononce pour une abolition immédiate et complète, et se consacre entièrement à cette cause.<br />
Victor Schœlcher part en Egypte, Turquie et en Grèce pour étudier l&rsquo;esclavage musulman. En 1845, lors du débat parlementaire sur des lois d’humanisation de l’esclavage, il publie de nombreux articles dans des journaux et revues comme, <em>L’Abolitionniste français, La Revue Indépendante</em> et surtout la <em>Réforme.</em></p>
<h4><span style="color: #cc99ff;">La Société pour l’abolition de l’esclavage </span></h4>
<p>En 1847,  Victor Schœlcher créé la « Société pour l’abolition de l’esclavage » dans laquelle il mobilise des célébrités politiques et intellectuelles et  regroupe ses articles dans l’ouvrage « <em>Histoire de l’esclavage pendant ces deux dernières années »</em>.<br />
Il y écrit que « que le sort des esclaves n&rsquo;a pas cessé d&rsquo;être horrible, atroce, dégradant, infâme, malgré les lois, les ordonnances, les règlements faits pour l&rsquo;alléger », et conclut que « Le seul, l&rsquo;unique remède aux maux incalculables de la servitude c&rsquo;est la liberté. Il est impossible d&rsquo;introduire l&rsquo;humanité dans l&rsquo;esclavage. Il n&rsquo;existe qu&rsquo;un moyen d&rsquo;améliorer réellement le sort des nègres, c&rsquo;est de prononcer l&rsquo;émancipation complète et immédiate ».<br />
La même année, et début 1848, il parcourt le Sénégal et la Gambie pour étudier l&rsquo;esclavage et de la condition des captifs en Afrique subsaharienne.<br />
<img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-6363" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/03/Cayenne_Victor_Schoelcher_statue_by_Louis-Ernest_Barrias-285x300.jpg" alt="Cayenne_Victor_Schoelcher_statue_by_Louis-Ernest_Barrias" width="187" height="197" /><br />
Découvrez la suite du portrait de Victor Schœlcher dans un prochain article.</p>
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		<title>Le Code Noir ou l&#039;horreur faisant loi-Partie 1</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Jan 2016 11:32:57 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Notre histoire]]></category>
		<category><![CDATA[esclavage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Code noir a été écrit afin de régler les problèmes posés par l’esclavage dans les colonies créés par la supériorité numérique des Noirs sur les Blancs (1/3), les soulèvements de nègres marrons, l’éducation religieuse des esclaves, les rapports sexuels maîtres-esclaves. Il en existe 2 versions, la 1re rédigée par Colbert à la demande de Louis IV [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Code noir a été écrit afin de régler les problèmes posés par l’esclavage dans les colonies créés par la supériorité numérique des Noirs sur les Blancs (1/3), les soulèvements de nègres marrons, l’éducation religieuse des esclaves, les rapports sexuels maîtres-esclaves. Il en existe 2 versions, la 1re rédigée par Colbert à la demande de Louis IV et la seconde promulguée en 1724 par le roi Louis XV, alors âgé de 13 ans.</p>
<h4><span style="color: #cc99ff;">L&rsquo;objectif du Code Noir</span></h4>
<p>L’objectif en était d’empêcher les soulèvements d’esclaves et de réaffirmer « la souveraineté de l’État dans les terres lointaines » tout en assurant un bon approvisionnement de la métropole en produits tropicaux, et l’Europe en sucre en favorisant la culture de la canne. Il y est d’ailleurs écrit que « Pour atteindre une possible hégémonie sucrière de la France en Europe, il faut prioritairement conditionner l’outil esclave ».<br />
Le préambule fait apparaître la notion d’« esclave » comme un fait, sans en donner ni l’origine ni la légitimation. Cette légitimation, contraire au droit français, a fait que plusieurs parlements ont refusé d’enregistrer le texte, d’autant plus que conformément aux déclarations papales de 1537 (<i>Veritas </i><i>ipsa</i>), il était admis que les Noirs étaient des personnes humaines, dotées d’une âme et susceptibles de salut. Pourtant l’interdiction de mise en esclavage de « tout peuple déjà connu où venant à être découvert » est passée sous silence.</p>
<h4><span style="color: #cc99ff;">Date de naissance du code noir</span></h4>
<p>Le Code est appliqué aux Antilles en 1687, en Guyane en 1704, à l’île Bourbon (La Réunion) en 1723 et en Louisiane en 1724. Il inspire même en 1806 aux États-Unis une version spéciale, le plus dur et liberticide des textes d’Amérique.<br />
À cette époque, il existait 2 principaux statuts de droit commun en vigueur : celui des Français d’origine et celui des étrangers. Les populations autochtones (Indiens caraïbes), dès lorsqu’ils étaient baptisés dans la religion catholique s’étaient vues reconnaître la naturalité française avec les mêmes droits que les Français d’origine. Il était interdit de les asservir ou de les vendre comme esclaves. Quant aux populations noires des Îles d’Amériques, ce code, comme son nom l’indique, avait pour fonction de leur donner un statut civil d’exception.</p>
<h4><span style="color: #cc99ff;"><b>Du côté des maîtres</b></span></h4>
<p>Par le Code noir, les maîtres :<br />
— ont interdiction de maltraiter leurs esclaves. Selon les articles 22 et 25 ils sont contraints de les nourrir et de les vêtir et de leur donner par chaque semaine [&#8230;] 2 pots 1/3 et de farine de manioc ainsi que 2 habits de toile par an.<br />
— doivent faire baptiser et instruire dans la religion catholique tous leurs esclaves.<br />
— ont un pouvoir disciplinaire et de police légitimant les châtiments corporels pour les esclaves. Selon les articles 33 à 36 et 38 : Tout fugitif disparu pendant un mois aura les oreilles coupées et sera marqué d’une fleur de lys avant d’avoir le jarret coupé en cas de récidive, et condamné à mort à la deuxième récidive, mais aussi pour avoir frappé son maître, pour vol de cheval de vache, ou pour réunion.<br />
Selon l’article 42, « lorsqu’ils croiront que leurs esclaves l’auront mérité », les maîtres peuvent les faire enchaîner et battre de verges ou cordes. Pourtant selon le 43, ils ne peuvent « ni torturer de leur propre chef ni mettre à mort leurs esclaves ». Les peines en cas de condamnation par une juridiction pénale, doivent être appliquées par un magistrat, non par le maître lui-même. Mais dans les faits on sait que ce dernier article était violé par les maîtres qui outrepassaient leur pouvoir et que leur condamnation pour meurtre ou torture était très rare.<br />
— doivent réprimer les naissances hors mariage d’une femme esclave et d’un homme libre.<br />
— peuvent affranchir leurs esclaves par l’article 55, mais dès le début du 18e siècle une autorisation et une taxe administratives seront nécessaires. De plus cela était très rare les acheteurs n’investissant pas dans des esclaves pour leur rendre leur liberté.<br />
&nbsp;<br />
<div id="attachment_4250" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2015/11/code-noir-ouvert.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-4250" class="size-medium wp-image-4250" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2015/11/code-noir-ouvert-300x272.jpg" alt="Le Code Noir (1767) pg.28-29 " width="300" height="272" /></a><p id="caption-attachment-4250" class="wp-caption-text">Le Code Noir (1767)<br />pg.28-29</p></div><br />
<span style="color: #cc99ff;"><strong>Rendez-vous la semaine prochaine pour découvrir les règles du Code Noir imposées aux esclaves&#8230;</strong></span></p>
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