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Bilix, le monsieur Joie et Bonne humeur de la Guadeloupe, mais pas que…

Rédigé par

13.02.2018

Pourquoi ce pseudo de Bilix? D’où ça vient?
Mon nom de scène BILIX ne cache pas d’anecdotes particulières. J’avais 12-13 ans quand un pote du quartier m’a donné ce surnom, j’ai accroché et de fil en aiguille, j’ai gardé.

A quel moment as-tu décidé de te lancer dans la musique ?
– J’ai commencé la musique très tôt, j’avais 12 ans. J’ai été influencé par des artistes tels que Vybz Kartel, Sizzla, Erykah Badu pour ne citer qu’eux, sans oublier que ma mère écoutait aussi beaucoup de musique. J’ai décidé que la musique serait vraiment mon métier en 2011 avec le titre « Bodé Apiyé ». Je commençais à avoir du succès et la façon dont les gens ont accueilli ce projet m’a donné envie de tenter le tout pour le tout. Depuis, je n’ai pas cessé de « charbonner ». 

Et si tu n’avais pas chanté que ferais-tu ? Quel  serait le métier de tes rêves ?
– La musique est mon oxygène, j’ai tout sacrifié pour vivre mon rêve. Ce n’est pas un milieu facile, mais je n’ai aucun regret, c’est le métier de mes rêves. 
J’affectionne la cuisine, il m’arrive d’ailleurs très régulièrement de cuisiner pour mes proches et il paraît que je ne m’en sors pas trop mal (rires). Dans une autre vie, j’aurai pu ouvrir mon restaurant, et il y aurait eu des mangues à toutes les sauces (rires).

Tu pratiques le Ka depuis ton plus jeune âge. La tradition c’est important pour toi ? Pourquoi ?
 Le Ka fait partie intégrante de ma vie, cet instrument m’inspire considérablement. Il a vu le jour dans les souffrances de l’esclavage. C’est important de connaitre l’histoire de nos ancêtres qui est aussi notre histoire. La tradition doit perdurer, c’est primordial. Prenons l’exemple de la tradition des « chanté nwèl », ce sont des moments de partage qui ont baigné mon enfance. C’est beau de voir les gens avec leurs cantiques en main, chantant jusqu’au bout de la nuit.
Tes artistes préférés sont Bob Marley ou encore Erika Badu, mais niveau caribéen, qui sont-ils ? Pourquoi ?
Si tu en avais l’opportunité avec qui souhaiterais tu chanter ?
– J’ai un grand respect pour le parcours d’Admiral T. Il pousse notre musique au delà des frontières depuis plus de 20 ans donc vraiment respect !
Aussi, on ne peut passer à côté de l’ascension fulgurante de Kalash, donc big up ! 
Mais, je n’ai pas d’artistes préférés, mon idole, c’est ma mère ! 
Niveau caribéen, nous regorgeons de talents, c’est indéniable, ils ne sont malheureusement pas assez exposés.

La positivité, joie de vivre, tu es qualifié de bout en train et est toujours souriant dans tes clips ! Cela semble être ton mot d’ordre. Est-ce tout le temps, au quotidien ou juste dans tes chansons ? Où trouves-tu cette force ?
– Diffuser la joie et la bonne humeur autour de moi, c’est tous les jours avec moi. Je ne fais pas semblant. C’est mon leitmotiv. Ma force vient de Dieu et du public. 

Tu as été 2 fois honoré aux Hit Lokal Award. Quelle a été ta réaction ? Qu’as-tu ressenti à ces moments-là ?
On t’a connu grâce au bouyon, avec les titres « Bodé Apiyé », « Sa ka débodé » et aujourd’hui ta musique semble prendre une autre direction opposée, plus douce et respectueuse de la femme… Pourquoi cela ?
– Ces récompenses représentent l’aboutissement d’un travail acharné.
On me catalogue encore trop souvent « artiste ambianceur », alors j’ai voulu montrer une autre facette de moi musicalement, plus douce, plus sensuelle (sourire). 
On m’a connu grâce au bouyon, et je remercie toutes les personnes qui me suivent depuis toutes ces années.
Mes titres se veulent avant tout festifs, le public apprécie ce qui peut lui permettre d’évacuer tout le stress quotidien. 
La femme, c’est toute ma vie, j’ai un respect inconditionnel pour elle. C’est le « potomitan ». Il ne faut donc voir aucune dévalorisation, ni de sexisme dans ma démarche. Joie et bonne humeur, avant tout !

Ton dernier titre « tu le mérites »  est une véritable déclaration d’amour. Qu’est-ce qui t’as inspiré ? Est-ce en hommage à ton âme sœur que tu aurais trouvé  ?
– Joker ! Je peux prendre l’appel d’un ami ? (rires)
Ce qu’il faut retenir, c’est que je suis un homme heureux. 

Comment réagit ton public ? Féminin comme masculin ?
– J’ai de très bons retours et j’en suis fier. Merci encore !


Tu travailles sur ton futur album qui s’appellera « O réveil », pourquoi ce titre ?

– C’est un EP qui sera composé de 6 ou 7 titres, cela reste encore à définir mais on y travaille. « Ôreveil » car c’est un état d’esprit, c’est le meilleur moment de la journée pour moi ! Restez connectés sur mes réseaux pour en savoir plus très prochainement.


Quelles ont été tes sources d’inspiration  pour cet album ?
– Mes sources d’inspiration sont variées. Elles viennent autant de mon vécu personnel que de choses dont je peux être témoin dans la vie de tous les jours. Ce qui est sûr, c’est que je ne ferai pas semblant, je compte me livrer totalement au public. 

Quels messages délivreras tu à ton public à travers celui-ci ?
– La joie et la bonne humeur, sensibiliser le public sur la violence sans être un moralisateur pour autant. Les messages seront variés et je travaille dur pour proposer également des featurings prestigieux. Affaire à suivre !

Quand pourra-t-on l’écouter ? Penses-tu le sortir cette année ?
– Ce qui est sûr, c’est qu’il sortira cette année et j’ai hâte !

Quelle est la suite de ton programme ?
– Continuer à défendre mon dernier single « Tu le mérites », aller à la rencontre du public. Sur mes réseaux sociaux, vous pouvez retrouver toute mon actualité.
Un réel big up à l’homme de l’ombre « Joboy », à Chabine Prod et au public ! MANGO LA MI !

Merci  Bilix et bon courage pour la suite !

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