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	<title>Archives des abolition - Blakes</title>
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	<description>Actualités culturelles caribéennes</description>
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	<title>Archives des abolition - Blakes</title>
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		<title>Dido Elizabeth Belle,  première aristocrate noire de Grande-Bretagne-partie 1</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Oct 2016 07:35:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Née en 1761 Dido Elizabeth Belle est la fille naturelle d&#8217;un amiral anglais et d&#8217;une esclave noire. John Lindsay commandait la frégate HMS Trent  et interceptait dans la mer des Antilles des navires français et hollandais chargés de café, sucre ou d&#8217;êtres humains. Il aurait rencontré Maria Belle (ou Belle) en la délivrant d&#8217;un négrier [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Née en 1761 Dido Elizabeth Belle est la fille naturelle d&rsquo;un amiral anglais et d&rsquo;une esclave noire. John Lindsay commandait la frégate <em>HMS Trent</em>  et interceptait dans la mer des Antilles des navires français et hollandais chargés de café, sucre ou d&rsquo;êtres humains. Il aurait rencontré Maria Belle (ou Belle) en la délivrant d&rsquo;un négrier espagnol et lui a fait un enfant.<br />
Âgé de 24 ans il ramena en 1764 la mère et sa petite fille de 3 ans à peine en Angleterre et demanda à sa famille de prendre soin de ces dernières. Leur relation dura jusqu&rsquo;en 1768 où il épousa la fille d&rsquo;un député Mary Milner, mais tout en garantissant sa liberté et continuant de prendre soin d&rsquo;elle.<br />
<div id="attachment_10912" style="width: 189px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/10/sir-john-lindsay-père-de-dido.jpg"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-10912" class="wp-image-10912 " src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/10/sir-john-lindsay-père-de-dido-234x300.jpg" alt="(c) Glasgow Museums; Supplied by The Public Catalogue Foundation" width="179" height="229" /></a><p id="caption-attachment-10912" class="wp-caption-text">Sir John Lindsay, Père de Dido (c) Glasgow Museums; Supplied by The Public Catalogue Foundation</p></div></p>
<h4><span style="color: #cc99ff;"><strong>Une enfance privilégiée</strong></span></h4>
<p>Dido Belle ( nom de sa mère)  grandit chez l&rsquo;oncle de son père William Murray, premier comte de Mansfield, et sa femme qui n&rsquo;ont pas d&rsquo;enfants. On peut penser que le métissage est un phénomène moderne, mais Il y avait à cette époque à Londres près de 10,000 Noirs et beaucoup de nés de parents mixtes. Mais Dido est privilégiée: elle est baptisée, a une éducation, porte de belles tenues, avait un lit à baldaquin drapé de chintz (tissu d&rsquo;ameublement de très haute qualité), des meubles en acajou, des remèdes coûteux quand elle était malade. Elle est considérée comme faisant partie de la famille. Le couple est conscient de la colère que cause dans l&rsquo;aristocratie anglaise la présence de l&rsquo;enfant dans leur maison sans que cela ne les empêche de lui donner un statut très particulier pour l&rsquo;époque.<br />
<a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/10/kenwood-house2.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-10920 aligncenter" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/10/kenwood-house2-300x224.jpg" alt="kenwood-house2" width="265" height="198" /></a><br />
<div id="attachment_10919" style="width: 276px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/10/Kenwood-House.jpg"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-10919" class=" wp-image-10919" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/10/Kenwood-House-300x224.jpg" alt="Ancienne demeure de Dido" width="266" height="199" /></a><p id="caption-attachment-10919" class="wp-caption-text">Ancienne demeure de Dido</p></div></p>
<h4><span style="color: #cc99ff;"><strong>Un statut particulier</strong></span></h4>
<p>Dido vit dans la propriété familiale dans le Hampstead, dans le nord de Londres avec Elizabeth <span style="color: #000000;">Murray u</span>ne autre petite nièce pratiquement du même âge, fille de l&rsquo;héritier des familles Stomont d&rsquo;Écosse et Murray, dont la mère est morte en 1766.<br />
Les comptes de la propriété révèlent que Dido était presque sur un pied d&rsquo;égalité avec Elizabeth. Elle avait la responsabilité de la laiterie et de la basse-cour et était la secrétaire de son grand-oncle pour une annuité de 30 livres ( 2 fois plus que le salaire annuel du premier cocher, mais beaucoup moins que sa cousine qui recevait 100 livres). Il avait beaucoup d&rsquo;affection pour elle et lui demandait souvent conseil. Mais lorsqu&rsquo;il y avait des invités de marque, elle n&rsquo;était pas présente aux dîners, n&rsquo;arrivant que pour le café.</p>
<h4><span style="color: #cc99ff;">Son héritage</span></h4>
<p>A sa mort en 1788, son père lui laissa 1 000 livres et en 1793, à sa mort à 87 ans, Lord Mansfield 500 livres ainsi qu&rsquo;une pension annuelle de 100 livres, confirmant officiellement son état de femme libre. 5 mois après, elle épousa John Davinier, un intendant, fils du révérend de Hampstead. Elle donne en 1795 naissance à des jumeaux et en 1800 à un troisième garçon dont l&rsquo;un rejoignit la compagnie des Indes orientales. Dido Belle meurt en 1804 âgée de 41 ans.<br />
Découvrez l&rsquo;héritage de Dido dans un prochain article à paraître sur Blake&rsquo;s.<br />
&nbsp;</p>
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		<title>Sur le chemin des abolitionnistes</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Sep 2016 14:27:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Knowledge]]></category>
		<category><![CDATA[Notre histoire]]></category>
		<category><![CDATA[abolition]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[parcours]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Maison de l&#8217;abbé Grégoire Emberménil (Meurthe &#38; Moselle) Au travers de 13 vitraux, la maison de l&#8217;abbé Grégoire présente l&#8217;oeuvre du curé avant pendant et après la révolution française. Il a contribué à la rédaction de la déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen de 1789, fut impliqué dans la première abolition de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/08/carte-route-abolition-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-10081" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/08/carte-route-abolition-1-300x274.jpg" alt="carte route abolition" width="341" height="312" /></a></p>
<h4><span style="color: #cc99ff;"><strong>La Maison de l&rsquo;abbé Grégoire</strong></span><br />
<span style="color: #cc99ff;"> <em><strong>Emberménil (Meurthe &amp; Moselle)</strong></em></span></h4>
<p>Au travers de 13 vitraux, la maison de l&rsquo;abbé Grégoire présente l&rsquo;oeuvre du curé avant pendant et après la révolution française. Il a contribué à la rédaction de la déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen de 1789, fut impliqué dans la première abolition de l&rsquo;esclavage et l’un des seuls à oser attaquer publiquement Napoléon Bonaparte après le rétablissement de l’esclavage en 1802. Il joua aussi son rôle dans le développement de l’instruction publique.<br />
<div id="attachment_10068" style="width: 253px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/08/detail_vitrail_embermenil-5a3a.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-10068" class="wp-image-10068" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/08/detail_vitrail_embermenil-5a3a-300x225.jpg" alt="detail_vitrail_embermenil-5a3a" width="243" height="182" /></a><p id="caption-attachment-10068" class="wp-caption-text">vitrail d&rsquo;Embermenil en hommage aux grands abolitionistes</p></div><br />
<a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/08/abbe_gregoire-41ad.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-10063 aligncenter" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/08/abbe_gregoire-41ad-300x225.jpg" alt="abbe_gregoire-41ad" width="245" height="184" /></a><br />
<div id="attachment_10075" style="width: 257px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/08/vitrail_embermenil-eccd.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-10075" class="wp-image-10075" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/08/vitrail_embermenil-eccd-300x225.jpg" alt="vitrail_embermenil-eccd" width="247" height="186" /></a><p id="caption-attachment-10075" class="wp-caption-text">vitrail d&rsquo;Embermenil</p></div><br />
<em>Musée de l&rsquo;abbé Grégoire -Place de l&rsquo;Abbé Grégoire &#8211; 57370 Emberménil  </em><a style="line-height: 1.5;" href="http://www.musee-abbe-gregoire.fr">www.musee-abbe-gregoire.fr</a></p>
<h4><span style="color: #cc99ff;"><strong>Musée Victor Shoelcher </strong><em style="line-height: 1.5;"><strong>Fessenheim (Haut-Rhin)</strong></em></span></h4>
<p>Le musée invite à découvrir, la vie, les œuvres et les combats de celui qui était sous-secrétaire d&rsquo;Etat aux colonies provisoire et qui fit voter le décret d&rsquo;abolition définitive de l&rsquo;esclavage en 1848. Une scénographie élaborée, permet de voyager à travers un circuit proposé de plus de 150 visuels, d’œuvres originales ( livres, manuscrits, journaux), d&rsquo;objets d&rsquo;époque pour nous plonger dans l&rsquo;histoire de transformations sociales et politiques profondes du 19è siècle.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/08/Schoelcher.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-10077" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/08/Schoelcher.jpg" alt="Schoelcher" width="137" height="176" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/08/mg_0146r-1a34.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-10061" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/08/mg_0146r-1a34-200x300.jpg" alt="_mg_0146r-1a34" width="146" height="219" /></a> <a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/08/mg_0198r-13db.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-10062" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/08/mg_0198r-13db-300x200.jpg" alt="_mg_0198r-13db" width="266" height="177" /></a></p>
<p><em>Musée Victor Schoelcher-</em><em>21 rue de la Libération &#8211; 68740 Fessenheim</em><a href="http://www.fessenheim.fr">www.fessenheim.fr</a></p>
<h4><span style="color: #cc99ff;"><strong>La Maison de la Négritude et des Droits de l&rsquo;Homme </strong><em style="line-height: 1.5;"><strong>Champagney (Haute Saone)</strong></em></span></h4>
<p>La maison de la Négritude rend hommage au courage des habitants de ce village qui en 1789 condamnèrent solennellement l&rsquo;esclavage et l&rsquo;exploitation de l&rsquo;Homme en rédigeant un article spécifique dans leur cahier de doléances. L&rsquo;esclavage et la traite négrière y sont détaillés et évoqués notamment par la reproduction de la cale d&rsquo;un navire négrier.<br />
<a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/08/stele-commemorant-la-redaction-de-l_article-29-du-cahier-de-doleances-2-2962.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-10074 aligncenter" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/08/stele-commemorant-la-redaction-de-l_article-29-du-cahier-de-doleances-2-2962-199x300.jpg" alt="stele-commemorant-la-redaction-de-l_article-29-du-cahier-de-doleances--2-2962" width="199" height="300" /></a><br />
<em>Maison de la Négritude et des Droits de l&rsquo;Homme &#8211; 24 Grande Rue &#8211; 70290 Champagney.  </em><a href="http://www.maisondelanegritude.fr">www.maisondelanegritude.fr</a><br />
<a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/08/maison_negritude-510b.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-10070" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/08/maison_negritude-510b-300x225.jpg" alt="maison_negritude-510b" width="215" height="161" /></a><a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/08/vue-generale-de-la-salle-consacree-a-l_esclavage-des-noirs-8c18.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-10076" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/08/vue-generale-de-la-salle-consacree-a-l_esclavage-des-noirs-8c18-300x199.jpg" alt="vue-generale-de-la-salle-consacree-a-l_esclavage-des-noirs-8c18" width="240" height="159" /></a></p>
<h4><span style="color: #cc99ff;"><strong>Le châteaux de Joux </strong><em style="line-height: 1.5;"><strong>Pontarlier (Doubs)</strong></em></span></h4>
<p>A 1000 m d&rsquo;altitude, le châteaux de Joux avait pour fonction première de surveiller la frontière suisse. Devenue prison d&rsquo;état, elle accueillit le leader de l&rsquo;insurrection des esclaves de la futur Haiti, Toussaint Louverture. Découvrez ce lieu inhospitalier, froid et la cellule dans laquelle il y mourut le 7 avril 1803.<br />
<a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/08/chateau_joux_brume-47c9.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-10067 aligncenter" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/08/chateau_joux_brume-47c9-300x225.jpg" alt="chateau_joux_brume-47c9" width="239" height="179" /></a><br />
<div id="attachment_10066" style="width: 250px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/08/cellule-t-louverture-f2d9.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-10066" class="wp-image-10066" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/08/cellule-t-louverture-f2d9-300x225.jpg" alt="cellule-t-louverture-f2d9" width="240" height="180" /></a><p id="caption-attachment-10066" class="wp-caption-text">Cellule de Toussaint Louverture</p></div><br />
<em>Fort de Joux &#8211; Toussaint Louverture- Chateaux de Joux &#8211; communauté de communes du Larmont </em><span style="line-height: 1.5;">22 rue Pierre Dechanet &#8211; 25300 Houtaud </span><a style="line-height: 1.5;" href="http://www.chateauxdejoux.fr">www.chateauxdejoux.fr</a></p>
<h4><span style="color: #cc99ff;"><strong>Maison familiale de sœur Anne-Marie Javouhey </strong><em style="line-height: 1.5;"><strong>Chamblanc-Seurre-Jallanges (Cote d&rsquo;Or)</strong></em></span></h4>
<p>Visitez la maison-musée de cette sœur missionnaire, fondatrice de la Congrégation de saint-joseph de Cluny en 1807. Bouleversée par le destin des Noirs, elle oeuvre au Sénégal, en Gambie, en Sierra-Léone, à La réunion et aux Antilles. Après l&rsquo;Afrique, elle s&rsquo;installe en Guyane en 1828 et consacre 15 ans de sa vie à Mana, où elle fonde une colonie agricole, dans laquelle elle dispense une instruction générale et professionnelle aux esclaves. En 1835, bien avant l&rsquo;abolition officielle, elle christianise plus de 500 esclaves à qui elle permet d&rsquo;apprendre un métier et d&rsquo;être émancipés. un parcours pédestre retrace aussi les grandes étapes de sa vie passant par une forêt de la Mémoire, plantation en hommage aux 150 premiers esclaves affranchis par Anne-Marie Javouhey.<br />
<em>Maison familiale d&rsquo;Anne-Marie Javouhey, Lycée Anne Marie Javouhey-21250 Chamblanc</em><br />
<a href="http://www.chamblanc.fr/">http://www.chamblanc.fr/</a><br />
a<a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/08/soeur-anne-marie.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-10073" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/08/soeur-anne-marie.jpg" alt="soeur anne marie" width="152" height="188" /></a> <a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/08/maison-soeur-marie.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-10069" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/08/maison-soeur-marie.jpg" alt="maison soeur marie" width="271" height="186" /></a><br />
&nbsp;<br />
Plus d&rsquo;information  sur le site de l&rsquo;Association Route des abolitions de l&rsquo;esclavage et des droits de l&rsquo;Homme: <a href="http://www.abolitions.org">www.abolitions.org</a></p>
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		<title>Harriet Tubman : Que savez-vous de la première femme noire sur les billets américains</title>
		<link>https://blakes.fr/harriet-tubman-premiere-femme-noire-billets-americains/</link>
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		<pubDate>Wed, 18 May 2016 14:32:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Knowledge]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[abolition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sa vie d’esclave Née vers 1820 dans le Maryland, Harriet Tubman est née Araminta (surnommée « Minty » )Ross de parents esclaves qui eurent 9 enfants. Sa mère était cuisinière et son père supervisait le travail du bois sur une plantation. Le système esclavagiste séparant fréquemment les familles, vendant les enfants à d’autres propriétaires qui résidaient parfois loin, elle fut [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><span style="color: #cc99ff;"><strong>Sa vie d’esclave</strong></span></h4>
<p>Née vers 1820 dans le Maryland, Harriet Tubman est née Araminta (surnommée « Minty » )Ross de parents esclaves qui eurent 9 enfants. Sa mère était cuisinière et son père supervisait le travail du bois sur une plantation. Le système esclavagiste séparant fréquemment les familles, vendant les enfants à d’autres propriétaires qui résidaient parfois loin, elle fut ainsi séparée de 3 des sœurs.  À l&rsquo;âge de cinq ou six ans, elle fut elle-même louée à une femme cruelle, « Miss Susan » chez qui elle devait veiller sur un bébé pendant son sommeil. Mais lorsqu’il s&rsquo;éveillait en pleurant, elle était fouettée.<br />
Un autre jour, pourchassée pour avoir volé un morceau de sucre, elle se cacha dans une porcherie 5 jours durant, mais affamée, elle dut retourner chez sa maitresse qui la punit lourdement. Elle porta les cicatrices de ces sévices le restant de sa vie. D’autres maîtres lui firent subir des traitements inhumains. Adolescente, elle refuse d’aider un contremaitre furieux à retenir un jeune esclave fugitif. Sur le point de s&rsquo;enfuir, le surveillant lui jeta un poids de 2 livres qui manqua l’esclave et la frappa violemment à la tête.</p>
<h4><span style="color: #cc99ff;">L&rsquo;épilepsie et Dieu</span></h4>
<p>Après cet événement elle commença à avoir ce qui pourrait avoir été des crises d’épilepsie temporale, qui perdurèrent pour le restant de sa vie. Après ce traumatisme crânien, celle qui était déjà une fervente croyante est sujette à des visions qu’elle interprète comme des signes de Dieu, fortement influencée par l’Ancien Testament et le récit de Moïse guidant les juifs hors d’Egypte. Cette conviction religieuse la guidera tout au long de sa vie.<br />
Devenue adulte, elle prend le prénom de Harriet, en l’honneur de sa mère morte d’épuisement dans la plantation de coton. Elle porte ensuite le nom de Tubman en épousant à 22 ans, aux alentours de 1844, John Tubman, un homme libre. Minty Ross, devenue Harriet Tubman, reste toutefois une esclave, son maître refusant de la laisser partir.<br />
<a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/05/01-tubman-20-dollar-jackson.adapt_.768.1Union.jpg" rel="attachment wp-att-8205"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-8205 aligncenter" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/05/01-tubman-20-dollar-jackson.adapt_.768.1Union-200x300.jpg" alt="01-tubman-20-dollar-jackson.adapt.768.1Union" width="227" height="341" /></a></p>
<h4><span style="color: #cc99ff;"><strong>Sa fuite</strong></span></h4>
<p>En 1849, son propriétaire Brodess meurt. Craignant d’être revendue, Harriet accompagnée de ses  2 frères s’échappe une première fois en septembre 1849, laissant derrière elle son mari qui ne voulait pas la suivre. Mais les 2 hommes effrayés par les dangers d’une vie de fugitif rebroussent chemin, l’obligeant à rentrer avec eux.<br />
Peu après, en décembre, alors âgée de 27 ans, elle s’échappe à nouveau seule mais assistée dans sa fuite par le <em>Underground Railroad</em> «<em>Chemin de fer clandestin</em> » en français,  vaste réseau informel de sympathisants anti-esclavagistes constitué dans les années 1840, qui a aidé des dizaines de milliers d&rsquo;esclaves noirs à rejoindre les Etats du Nord et le Canada, seul endroit sûr d’Amérique du Nord pour les esclaves en fuite.</p>
<h4><span style="color: #cc99ff;"><strong>Sa mission</strong></span></h4>
<p>Après avoir atteint la ville de Philadelphie en Pennsylvanie, elle commence à économiser de l’argent pour retourner clandestinement dans le Maryland où elle est vivement recherchée, afin de libérer les membres de sa famille.</p>
<blockquote><p><span style="color: #cc99ff;"><em>Grand-mère Moïse</em></span></p></blockquote>
<p>Après ce premier succès, et au cours des dix années qui suivent, Harriet effectue de nombreux allers et retours dans cet état pour aider d’autres nombreux esclaves à s’échapper, sans que personne ne meure, et sans être jamais capturée, ce qui lui vaut le surnom de <em>Moïse noire</em>, <em>Grand-mère Moïse</em>, ou encore <em>Moïse du peuple Noir</em>.<br />
Elle fournit aussi des instructions détaillées à beaucoup d’autres qui veulent s’échapper par eux-mêmes. Nul ne sut jamais qu’elle était responsable d’autant de fuites d’esclaves de l’état du  Maryland. Harriet les conduisait également vers le Canada.<br />
En décembre 1851, des indices suggèrent que Tubman et un groupe de 11 fugitifs ont pu s’être arrêtés au domicile de l&rsquo;abolitionniste et ancien esclave Frederick Douglass célébré le 14 février par les Noirs-Américains. En 1859, elle acquiert une maison à Auburn, dans l’État de New York, qui deviendra beaucoup plus tard un centre d’accueil pour personnes de couleur démunies.<br />
<div id="attachment_8212" style="width: 435px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/05/harriet-tubman-pictured-avec-escla-quelle-a-aidé-à-fuir.jpg" rel="attachment wp-att-8212"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-8212" class=" wp-image-8212" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/05/harriet-tubman-pictured-avec-escla-quelle-a-aidé-à-fuir-300x192.jpg" alt="Harriet Tubman avec des esclaves qu'elle a aidé à s'échapper" width="425" height="272" /></a><p id="caption-attachment-8212" class="wp-caption-text">Harriet Tubman avec des esclaves qu&rsquo;elle a aidé à s&rsquo;échapper</p></div></p>
<h4><span style="color: #cc99ff;"><strong>Son engagement militaire</strong></span></h4>
<p>Durant la Guerre de Sécession qui a débuté en 1861, souhaitant mettre son savoir-faire et son expérience au service de l’Union, elle rejoint les combattants en Caroline du Sud, remplissant les rôles de cuisinière et d’infirmière. Elle soigne même des malades de la variole, sans l’attraper, ce qui contribua à nourrir sa légende et qu’elle était « bénie de Dieu ».<br />
En janvier 1863, Abraham Lincoln met en place la Proclamation d&rsquo;émancipation qui déclare libre tout esclave résidant sur le territoire de la Confédération sudiste.  Elle renforce alors son engagement en formant des troupes d’espions qui partent en éclaireurs, cartographient le terrain des futures batailles et des éventuels chemins de fuite, des informations précieuses pour l’Union.</p>
<blockquote>
<h4><em><span style="color: #cc99ff;">Le raid de la rivière Combahee</span> </em></h4>
</blockquote>
<p>Juin 1863, elle sert de principal conseiller à l’organisation d’un raid contre une série de plantations le long de la rivière Combahee qui, dans une scène de chaos qui la marquera à vie, permet de libérer 700 esclaves. Une gravure de cette époque la montrant avec un fusil sera ensuite d récupérée dans les années 1960 par les Black Panthers qui en feront une icône.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/05/Harriet_Tubman_Civil_War_Woodcut.jpg" rel="attachment wp-att-8210"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-8210" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/05/Harriet_Tubman_Civil_War_Woodcut-187x300.jpg" alt="Harriet_Tubman_Civil_War_Woodcut" width="228" height="366" /></a></p>
<p>Découvrez dans un prochain article, la vie de Harriet Tubman après la guerre&#8230;</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BvOb5q44ZJ"><p><a href="https://blakes.fr/rosa-parks-celle-a-dit-non/">Rosa Parks, la femme qui s&#039;est tenue debout en restant assise&#8230;</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Rosa Parks, la femme qui s&#039;est tenue debout en restant assise&#8230; » &#8212; Blakes" src="https://blakes.fr/rosa-parks-celle-a-dit-non/embed/#?secret=BvOb5q44ZJ" data-secret="BvOb5q44ZJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe><br />
&nbsp;<br />
&nbsp;</p>
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		<title>Victor Schoelcher, l&#039;abolitionniste partie 2</title>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Mar 2016 11:00:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Knowledge]]></category>
		<category><![CDATA[Le saviez-vous ?]]></category>
		<category><![CDATA[abolition]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Découvrez la seconde partie de notre portrait de l&#8217;abolitionniste Victor Schoelcher. A lire aussi Victor Schoelcher, l&#8217;abolitionniste, partie 1 L’entrée en politique de Victor Schoelcher A son retour, Victor Schoelcher est nommé sous-secrétaire d&#8217;État à la Marine et aux colonies du gouvernement provisoire et président de la commission d&#8217;abolition de l&#8217;esclavage. Il initie l’adoption du décret sur l&#8217;abolition dans les [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Découvrez la seconde partie de notre portrait de l&rsquo;abolitionniste Victor Schoelcher.</p>
<table width="500">
<tbody>
<tr>
<td width="40"><strong><img loading="lazy" decoding="async" class=" size-full wp-image-1210 aligncenter" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2015/04/blakes_retina.png" alt="Logo BLAKE'S Retina" width="30" height="30" /></strong></td>
<td width="100"><strong>A lire aussi</strong></td>
<td width="300"><span style="color: #cc99ff;"><strong><a style="color: #cc99ff;" href="https://blakes.fr/victor-schoelcher-le-defenseur-des-droits-de-lhomme-noir/">Victor Schoelcher, l&rsquo;abolitionniste, pa</a>rtie 1</strong></span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h4><span style="color: #cc99ff;"><strong>L’entrée en politique de Victor Schoelcher</strong></span></h4>
<p>A son retour, Victor Schoelcher est nommé sous-secrétaire d&rsquo;État à la Marine et aux colonies du gouvernement provisoire et président de la commission d&rsquo;abolition de l&rsquo;esclavage. Il initie l’adoption du décret sur l&rsquo;abolition dans les Colonies signé par tous les membres le 27 avril 1848.<br />
Le 22 août il devient député de la Martinique. En juin 1849, il est élu représentant de la Guadeloupe à l&rsquo;Assemblée législative. Jusqu’en 1851, il défend les Noirs, mais suite au coup d’état de Louis Napoléon Bonaparte il fut, sous le Second Empire, contraint à un exil de 19 ans à Londres.<br />
Victor Schoelcher devient un spécialiste du compositeur Georg Friedrich Händel dont il constitua une collection de manuscrits inestimable. Toute sa vie il restera un grand amateur de musique… En 1870, après l&rsquo;abdication de Napoléon III, il revient en France et est réélu député de la Martinique de mars 1871 à décembre 1875. Abolitionniste mais pas anticolonialiste, il défend la colonisation par le vote et la scolarisation.</p>
<h4><span style="color: #cc99ff;"><strong>Un personnage historique</strong></span></h4>
<p>À la fin de sa vie, jamais marié et sans enfant, Victor Schoelcher lègue tous ses biens à des institutions caritatives, fait don d&rsquo;une collection d&rsquo;objets et œuvres d’art au Conseil général de la Guadeloupe, aujourd&rsquo;hui conservés au Musée Schœlcher, ainsi que des collections de livres à la bibliothèque de Fort-de-France qui portent aussi son nom. En 1889, pour le centenaire de la Révolution française, il consacre son dernier livre à la vie de Toussaint Louverture.<br />
En plus de son combat pour l’abolition de l’esclavage, il a œuvré pour la construction du régime républicain en France, l’application du suffrage universel, la liberté d’expression, l’abolition de la peine de mort, l’élaboration d’un droit des enfants, l’école gratuite et obligatoire pour tous, la reconnaissance des droits civiques des femmes, la laïcité. Il est mort le 25 décembre 1893 à l&rsquo;âge de 89 ans et est enterré au cimetière du Père-Lachaise, à Paris, avant que ses cendres soient transférées au Panthéon en 1949, en même temps que celles du Guyanais Félix Éboué, premier noir à y être inhumé.<br />
<a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/03/bibliotheque-Schoelcher.jpg" rel="attachment wp-att-6360"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-6360" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/03/bibliotheque-Schoelcher-300x200.jpg" alt="bibliotheque-Schoelcher" width="251" height="167" /></a></p>
<h4><span style="color: #cc99ff;">En hommage à son combat :</span></h4>
<ul>
<li>La commune de Case-Navire en Martinique a pris son nom en 1888.</li>
<li><em>Angélina joli bato</em>en Guadeloupe et  <em>La Montagne est verte</em> en Martinique sont des chansons qui lui sont dédiés,</li>
<li>Des billet  à son effigie sont mis en circulation en Martinique, Guadeloupe, Guyane et Réunion.</li>
<li>La commune de Fessenheim a fait de la maison de la famille Schœlcher un musée qui porte son nom. Strasbourg a un centre social et culturel qui porte son nom.</li>
<li>La commune de Houilles a fait de la maison de campagne où il est décédé un musée.</li>
<li>À Nantes, située à proximité du mémorial de l&rsquo;abolition de l&rsquo;esclavage, se trouve la passerelle Victor-Schœlcher qui franchit la Loire.</li>
<li>La ville de Champagney, l’une des premières villes françaises à condamner l’esclavage, a un collège qui porte son nom.</li>
<li>À Cayenne, sur la place Victor-Schœlcher, une statue est érigée en 1896 et le monument est classé monument historique depuis 1999.</li>
<li>A Pointe-à-Pitre, sa résidence rue Peynier, peinte en jaune vif et ornée d’enjolivures bleues, abrite ses collections personnelles et quelques documents significatifs.</li>
</ul>
<p><a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/03/franc-antilles-francaises-10.jpg" rel="attachment wp-att-6362"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-6362" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/03/franc-antilles-francaises-10-300x164.jpg" alt="franc-antilles-francaises-10" width="209" height="114" /></a></p>
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		<title>Victor Schoelcher, l&#039;abolitionniste -Partie 1</title>
		<link>https://blakes.fr/victor-schoelcher-le-defenseur-des-droits-de-lhomme-noir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Mar 2016 07:48:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Knowledge]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[abolition]]></category>
		<category><![CDATA[antilles]]></category>
		<category><![CDATA[esclavage]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Victor Schœlcher : Une implication immédiate Victor Schœlcher est né à Paris le 22 juillet 1804 dans une famille catholique bourgeoise. Son père, originaire de Fessenheim en Alsace, était propriétaire d&#8217;une usine de fabrication de porcelaine et sa mère, marchande lingerie. En 1828-1830 son père l&#8217;envoie en tant que représentant commercial de l&#8217;entreprise familiale au Mexique, aux États-Unis et à Cuba où il est révolté [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><span style="color: #cc99ff;"><strong>Victor Schœlcher : Une implication immédiate</strong></span></h4>
<p>Victor Schœlcher est né à Paris le 22 juillet 1804 dans une famille catholique bourgeoise. Son père, originaire de Fessenheim en Alsace, était propriétaire d&rsquo;une usine de fabrication de porcelaine et sa mère, marchande lingerie.<br />
En 1828-1830 son père l&rsquo;envoie en tant que représentant commercial de l&rsquo;entreprise familiale au Mexique, aux États-Unis et à Cuba où il est révolté par l&rsquo;esclavage.  De retour en France, Victor Schœlcher devient journaliste, s’engage dans le mouvement républicain, participe à la création de La Réforme puis adhère à la franc-maçonnerie.</p>
<h4><span style="color: #cc99ff;">Un militant de la première heure</span></h4>
<p>Il écrit un article dans la <em>Revue de Paris</em>, « Des Noirs », décrivant la situation terrible des esclaves.   En 1832 il revend l’usine dont il hérite de son père, pour se consacrer à son au métier et à ses activités philanthropiques. Il milite pour l’abolition mais défend une progressive, passant par l’éducation et l’alphabétisation. L&rsquo;esclavage avait déjà été aboli en France, pendant la Révolution française puis rétabli par Napoléon I<sup>er</sup> par la loi du 20 mai 1802.<br />
En 1833, Victor Schœlcher publie <em>De l&rsquo;esclavage des Noirs et de la législation coloniale</em>, livre très critique contre l&rsquo;esclavage dans lequel il écrit que « l&rsquo;homme noir n&rsquo;est pas moins digne de la liberté que l&rsquo;homme blanc » ; « l&rsquo;esclavage des nègres est une injure à la dignité humaine, parce que l&rsquo;intelligence de l&rsquo;homme noir est parfaitement égale à celle de l&rsquo;homme blanc ». Il conclut en proposant un texte de loi visant à humaniser l&rsquo;esclavage, à l’encadrer, à donner des droits aux esclaves et à donc limiter les droits des maîtres.  Beaucoup de planteurs y sont violemment opposés.</p>
<h4><span style="color: #cc99ff;"><strong>Un changement de point de vue radical</strong></span></h4>
<p>En 1838, Victor Schœlcher repart aux Caraïbes pour une mission d&rsquo;étude de l&rsquo;esclavage et pour voir les résultats de l&rsquo;émancipation des esclaves dans les colonies anglaises qui vient d&rsquo;avoir lieu, ainsi qu’en Haïti, seule ancienne colonie indépendante.  A son retour en 1840 il se prononce pour une abolition immédiate et complète, et se consacre entièrement à cette cause.<br />
Victor Schœlcher part en Egypte, Turquie et en Grèce pour étudier l&rsquo;esclavage musulman. En 1845, lors du débat parlementaire sur des lois d’humanisation de l’esclavage, il publie de nombreux articles dans des journaux et revues comme, <em>L’Abolitionniste français, La Revue Indépendante</em> et surtout la <em>Réforme.</em></p>
<h4><span style="color: #cc99ff;">La Société pour l’abolition de l’esclavage </span></h4>
<p>En 1847,  Victor Schœlcher créé la « Société pour l’abolition de l’esclavage » dans laquelle il mobilise des célébrités politiques et intellectuelles et  regroupe ses articles dans l’ouvrage « <em>Histoire de l’esclavage pendant ces deux dernières années »</em>.<br />
Il y écrit que « que le sort des esclaves n&rsquo;a pas cessé d&rsquo;être horrible, atroce, dégradant, infâme, malgré les lois, les ordonnances, les règlements faits pour l&rsquo;alléger », et conclut que « Le seul, l&rsquo;unique remède aux maux incalculables de la servitude c&rsquo;est la liberté. Il est impossible d&rsquo;introduire l&rsquo;humanité dans l&rsquo;esclavage. Il n&rsquo;existe qu&rsquo;un moyen d&rsquo;améliorer réellement le sort des nègres, c&rsquo;est de prononcer l&rsquo;émancipation complète et immédiate ».<br />
La même année, et début 1848, il parcourt le Sénégal et la Gambie pour étudier l&rsquo;esclavage et de la condition des captifs en Afrique subsaharienne.<br />
<img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-6363" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2016/03/Cayenne_Victor_Schoelcher_statue_by_Louis-Ernest_Barrias-285x300.jpg" alt="Cayenne_Victor_Schoelcher_statue_by_Louis-Ernest_Barrias" width="187" height="197" /><br />
Découvrez la suite du portrait de Victor Schœlcher dans un prochain article.</p>
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