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	<title>Archives des rue-cases-negres - Blakes</title>
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	<description>Actualités culturelles caribéennes</description>
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		<title>Rue Cases-Nègres, conte cinématographique d&#039;une vie antillaise</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Oct 2015 07:52:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Synopsis José 11 ans, qui raconte lui même son histoire, vit  dans une immense plantation à Petit-Morne dans la commune de Rivière-Salée, à une époque ou les békés contrôlent l&#8217;économie et les Noirs sont pauvres et exploités. Orphelin, il est élevé par son affectueuse grand-mère, M&#8217;man Tine dans la rue Cases-Nègres : 2 deux rangées [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Synopsis</b><br />
José 11 ans, qui raconte lui même son histoire, vit  dans une immense plantation à Petit-Morne dans la commune de Rivière-Salée, à une époque ou les békés contrôlent l&rsquo;économie et les Noirs sont pauvres et exploités.<br />
Orphelin, il est élevé par son affectueuse grand-mère, M&rsquo;man Tine dans la rue Cases-Nègres : 2 deux rangées de cases de bois et de paille alignées où, d’abord les esclaves puis les travailleurs libres vivaient. A une époque où l&rsquo;éducation jour un rôle prépondérant dans une société encore largement coloniale, elle n&rsquo;a qu&rsquo;un rêve : faire étudier José.<br />
La journée, les parents travaillent aux champs, et les enfants vont à l’école, devenue obligatoire, sauf pendant les vacances d&rsquo;été où ils sont les maîtres de la rue. M&rsquo;man Tine refuse que son petit-fils, comme elle, trime dans les champs et nourrit l&rsquo;espoir qu&rsquo;il sorte de cette vie en allant à l&rsquo;école et ai une meilleure vie que la sienne. Bon élève et curieux, José obtient son certificat d’études puis, par concours, un quart de bourse.<br />
Mais cela est insuffisant pour lui payer ses études&#8230; M’man Tine décide alors d&rsquo;aller vivre avec José à Fort-de-France, la capitale et, pour lui donner toutes les chances, de travailler encore plus dur pendant que lui se concentre sur les cours pour obtenir une bourse complète, suffisante pour assurer ses études. Au lieu de travailler aux champs, elle travaille en ville chez des békés.<br />
Quand, par ses bons résultats, José se voit attribuer une bourse complète, rassurée sur le sort de son petit-fils, la raison de vivre de M&rsquo;man Tine disparaît, ses forces l’abandonnent et elle meurt&#8230;<br />
<b>Les messages du film</b><br />
Chronique douce-amère de la Martinique de la première moitié du siècle, ce film permet de mieux comprendre la situation historique post-esclavagiste aux Antilles et la réalité coloniale pour les habitants.<br />
Il fait appel à la mémoire collective nous plonge dans un contexte social spécifique nous montrant sans appuyer, ni pointer du doigt le problème de l’identité antillaise, à travers les yeux du petit José petit Français pauvre, Antillais qui s&rsquo;extrait de sa condition sociale grâce à la persévérance de son aïeule et à l’éducation dispensée par l’école républicaine.<br />
En observant son entourage se faire exploiter sans rien dire, il apprend à revendiquer de plus en plus sa personnalité, décidé à ne pas subir d’injustices et à étudier suffisamment pour pouvoir, plus tard, témoigner de tout cela.<br />
L&rsquo;aspect humain y tient aussi une place prépondérante. M’man Tine, vieille dame généreuse qui se serait sans doute laissée mourir depuis longtemps usée par l’âge et le travail, se tue littéralement à la tâche pour permettre à José de s’extraire de sa condition sociale. Elle vit pour son l’épanouissement fait le travail ingrat, paie de sa personne tandis que José apprend réfléchit, assimile, découvre.<br />
Quand elle apprend que l’État va prendre en charge son éducation, c’est à la fois la délivrance et la fin.<br />
<b>Il faut savoir que :</b><br />
&#8211; Après sa sortie, Rue Cases-Nègres obtient un succès public national (restant 40 semaines à l&rsquo;affiche et faisant 360 000 entrées) et international  et obtient plus de 17 prix internationaux:  4 récompenses à la Mostra de Venise, dont le Lion d&rsquo;Argent et le Prix d&rsquo;Interprétation pour Darling Légitimus. Le César de la meilleure première œuvre.<br />
&#8211; Le groupe Malavoi a composé les musiques des génériques de début et de fin du film.<br />
<b>La réalisatrice</b><br />
Euzhan Palcy a décidé de réaliser ce film car adolescente, elle avait découvert le roman de <span style="text-decoration: underline; color: #339966;"><strong><a href="https://blakes.fr/2015-lannee-joseph-zobel-auteur-de-la-rue-cases-negres/">Joseph Zobel</a></strong></span> qui l&rsquo;avait touché au plus au point. Mais elle s&rsquo;est heurté à la réticence des financeurs (pour un  budget d&rsquo;environ 3,5 millions de francs, soit environ 500 000 euros), certains bailleurs de fonds étant gênés par le fait que le film rappelait que la République avait été esclavagiste, colonialiste, et que les Antillais en sont la mémoire vivante, les victimes, et craignant que le film provoque un sentiment de culpabilité de la part de ceux qui ne connaissent pas ou ne veulent pas connaître l’histoire de France.<br />
Avec moins de difficultés, elle réalise aux États-Unis Une Saison blanche et sèche, d’après le roman d&rsquo;André Brink sur l&rsquo;apartheid, avec des grands acteurs comme Donald Sutherland, Susan Sarandon et Marlon Brando. Elle devient, la première réalisatrice noire produite à Hollywood.<br />
En 1992 elle réalise son troisième long métrage, Siméon, un conte musical fantastique qui se déroule en Guadeloupe et à Paris. En 1995, elle est nommée Chevalier de l&rsquo;Ordre national du Mérite et en 2004, elle obtient même la Légion d&rsquo;honneur.</p>
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		<title>2015, L&#039;Année Joseph Zobel, auteur de La Rue Cases-Nègres</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Jul 2015 16:09:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Knowledge]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un grand homme, une œuvre trop méconnue Joseph Zobel est né en Martinique à Petit- Bourg, commune de Rivière Salée, le 26 avril 1915. Il a vécu une enfance paisible et modeste, sous l’œil bienveillant et aimant de sa grand-mère. Figure centrale dans la vie de l’écrivain. « Ma grand-mère s’était promis et avais pris la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un grand homme, une œuvre trop méconnue</strong><br />
Joseph Zobel est né en Martinique à Petit- Bourg, commune de Rivière Salée, le 26 avril 1915. Il a vécu une enfance paisible et modeste, sous l’œil bienveillant et aimant de sa grand-mère. Figure centrale dans la vie de l’écrivain. « Ma grand-mère s’était promis et avais pris la détermination de m’envoyer à l’école, alors que dans la plantation où nous vivions, ce n’était même pas en usage d’envoyer les enfants à l’école. Les travailleurs étaient sur la plantation. […] J’étais très certainement le seul garçon issu de parents travaillant dans un champ de canne qui se trouvait à l’époque au lycée Schoelcher. ».<br />
Il a suivi un parcours brillant, non sans embuche mais couronné de succès. Aimé Césaire, lui-même, a vu en Zobel un grand potentiel littéraire à l’époque du lycée. Et c’est avec ses encouragements qu’il écrit en 1942 son premier roman <em>Diab’-là, </em><em>narration de la vie rural et du quotidien des pêcheurs martiniquai</em><em>s</em>.<br />
<div id="attachment_2711" style="width: 752px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2015/07/Portrait-de-Joseph-Zobel-Don-Zobel-Coll.-Ecomusée.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-2711" class="size-full wp-image-2711" src="https://blakes.fr/wp-content/uploads/2015/07/Portrait-de-Joseph-Zobel-Don-Zobel-Coll.-Ecomusée.jpg" alt="Joseph Zobel, le romancier" width="742" height="1024" /></a><p id="caption-attachment-2711" class="wp-caption-text">Joseph Zobel, le romancier</p></div><br />
<strong>Un martiniquais du monde</strong><br />
1946 l’emmène jusqu’à Paris où il étudie l’ethnologie. Après l’obtention de son diplôme de littérature à la Sorbonne, il exerce en tant que professeur au lycée François 1<sup>er</sup> de Fontainebleau. Il poursuit bien sûr dans le même temps sa carrière littéraire à travers la France, et transporte son génie en Suisse et en Italie. <em>La rue case nègre</em>, <em>La fête à Paris</em>, <em>Les jours immobiles, </em>la bibliographie s’enrichit année après année. L’appel de la terre mère et les différentes opportunités provoquent son départ pour le Sénégal en 1957. Il y reste une bonne partie de sa vie entre enseignement et production radiophonique ; et continue d’assouvir sa curiosité artistique pour l’écriture, la sculpture et de l’art floral japonais. De retour en France en 1974, Zobel retraité n’a cessé d’écrire. <em>D&rsquo;Amour et de Silence, Gertal et autres nouvelles, Le Soleil m&rsquo;a dit, Laghia de la mort, Et si la mer n&rsquo;était pas bleue</em>… Un travail qui lui vaut le titre de Chevalier de la Légion d&rsquo;honneur en 1998, et le Grand Prix du Livre Insulaire, pour l&rsquo;ensemble de son œuvre en 2002. Joseph Zobel meurt le 17 juin 2006 à Alès, dans le Gard en France.<br />
La commune de Rivière-Salée célèbre cette année le centenaire de la naissance de Zobel. Retrouvez l’intégralité du programme sur <a href="http://www.josephzobel.com/programme/">http://www.josephzobel.com/programme/</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://blakes.fr/2015-lannee-joseph-zobel-auteur-de-la-rue-cases-negres/">2015, L&#039;Année Joseph Zobel, auteur de La Rue Cases-Nègres</a> est apparu en premier sur <a href="https://blakes.fr">Blakes</a>.</p>
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